13.05.2007
Le trentenaire et sa charmante princesse
Dans le Marie-Claire du mois de juin, va paraître un article intitulé "Un jour leur princesse viendra". Comme j'ai le privilège d'être abonnée, j'ai déjà pu le lire. Je vous en livre ici un résumé. Le papier, émaillé de témoignages de jeunes hommes plutôt pas mal, évoque l'attente de Celle qui bouleversera leur existence. Il parle aussi de leur ras le bol du sexe consumériste et de la drague virtuelle sur le net. Cet article a eu un écho particulier chez moi. En effet, je me rends compte dans mon entourage actuel qu'un nouveau type d'homme est entrain d'émerger: un homme sensible et bienveillant, attentionné, un brin romantique, qui assume complétement sa part de féminité et ne craint pas de s'engager. Ou peut-être n'est il pas si nouveau que ça, que j'avais juste pas eu la bonne idée de croiser son chemin jusqu'à présent?
Après des mois de relations estampillées Meetic, qui ont pas mal chamboulé mes repères dans le champ amoureux et m'ont rendu très méfiante, voir par moment amère, je suis ravie de découvrir que ce type de rencontres foireuses ne représente pas une tendance générale. Et oui les filles! Il y a aussi dans l'hexagone des mecs chouettes qui errent, qui ne demandent qu'à nous rencontrer, nous respecter, veiller sur nous et nous aimer. Ne voyez point là d'angélisme, même s'ils sont rares, ils existent. Je réalise pas mal en ce moment les dégâts causés par Meetic sur ma petite personne: la perte de confiance (en soi, dans l'autre), la suprématie du sexe au détriment des sentiments, l'hyper speed au lieu du "prendre le temps", le coté purement artificiel de certaines relations à peine entamées déjà avortées, la frustration et par moment le désespoir, la lâcheté et une collection de contacts/amants plutôt superficiels. L'ironie de la chose est que je suis en ce moment avec un homme rencontré sur ce même site. Mais il n'a strictement rien à voir avec ce type de lascars! Serons nous un jour amoureux? Franchement, je n'en sais rien... Trop tôt pour le dire. Surtout que je ne suis pas du genre à tomber amoureuse comme on part acheter son paquet de clopes au troquet du coin. En plus tu sais quoi? J'fume pas, alors tu vois le problème!!!
Mais revenons plutôt à notre sujet de départ, l'homme de 30 ans et sa charmante princesse.
L'article dit en substance que ces romantiques d'un nouveau genre rêvent qu'une jeune femme viendra "les sauver, les arracher à leur routine et bousculer comme par enchantement leur quotidien". Trentenaires plutôt épanouis, jolie bouille, bon job, une vie sociale, des potes, ces "Bridget Jones au masculin" se mettent à notre instar à croire aux contes de fées. Une sociologue, Christine Castelain Meunier, y va de son laïus: "la quête de la personne idéale qui apportera de l'enchantement, de l'amour et une compréhension totale est universelle. Mais jusqu'à présent l'homme n'avait pas le droit d'y croire: on lui attribuait le rôle de chevalier servant, de guerrier, de père responsable qui symbolise la loi. C'est lui qui avait le pouvoir. Les femmes l'attendaient afin qu'il vienne réveiller leur personnalité, leur sexualité, leur condition. Désormais plus réalistes, elles ont déchanté (....) Les hommes, en perte de pouvoir, sont en crise, ils ne se sentent plus indispensables, d'où leur angoisse et cet excès de romantisme. On assiste là à une période de transition-redéfinition de la place des hommes. En quête d'identité, ils ont envie que l'on s'occupe d'eux, ne veulent plus draguer, préfèrent que l'on vienne à eux. Après avoir subi le mythe du prince charmant, ils recherchent à leur tour le "tout en une", celle avec laquelle ils trouveront communication parfaite, sensibilité à fleur de peau, humour, érotisme, la flamme, du sens, une réelle volonté de construire". Toujours selon cette sociologue, ce type de trentenaires se sent de plus en plus démuni face à des femmes très entreprenantes, le désir masculin se complique, la drague relève du défi et le sexe en intérim est de moins en moins vécu avec légéreté. Il y aurait même actuellement une tendance à préférer s'abstenir plutôt que la dictature du sexe à tout prix!!! Oups! Perso je n'irais pas jusqu'à revendiquer les bienfaits du "no sex" à long terme mais bon!
Bon ok, peut-être que selon toi il n'y a rien de révolutionnaire dans tout cela, que cet article n'est pas un scoop. On est bien d'accord! D'ailleurs j'aimerais assez que garçon comme fille, tu réagisses largement dans l'espace com' à ce propos. Mais moi j'ai trouvé que ça faisait juste du bien de le lire... Qu'on n'est pas très loin de la réconciliation hommes femmes avec ce type de comportement. Sérieux! Mes copines et moi on serait tout à fait partantes pour jouer les princesses-charmantes-un-peu-chiantes auprès de cet homme d'un genre nouveau!
Voilà! C'est tout (c'est déjà pas mal) pour aujourd'hui ;-)
*NB: toutes les photos illustrant ce post ont été prises hier lors d'une flanerie aux portes ouvertes des ateliers d'artistes de belleville.
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08.03.2007
Spleen
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits"
Extrait de Spleen IV, Les Fleurs du Mal, Charles Baudelaire
Dans mes jambes ce n’est que douleur. Dans ma tête le brouillard. Dans mon cœur le bazar. Un brouillard compact et opaque qui ne permet aucune visibilité. Une espèce de spleen qui vous colle au corps. Des idées confuses, de la tristesse, mélange d’ennui et de lassitude, de désorientation et de larmes…
J’ai parfois lu ici et là que le blog et les histoires d’amour ne font pas bon ménage… Notamment lorsque l’autre incidemment le découvre. Et bien pour moi c’est chose faite ! Oui oui vous avez bien lu! Ca s'appelle je crois l'ironie du sort. Lorsque j’écrivais dans mon dernier post avec humour : "Oh zut ! Pas de bol, Maylis s’est fait larguer. Ben non! L’heure de cet épisode là n’a pas encore sonné", je ne pensais pas que mon heure viendrait si vite…
L’homme qui était revenu dans ma vie en est reparti. Aussi brutalement qu’il avait ressurgi. Comme ça, sans crier gare. Pour des tas de raisons qui ne regardent que lui. Et accessoirement un peu moi. Mardi soir il est venu flâner par ici. Chose qu'il ne fait habituellement jamais. Il n’a pas trop aimé cette exposition d’une partie de notre histoire. Selon lui ce qui est de l'ordre de l'intime s'écrie mais ne se publie pas. Le plus drôle dans tout ça est qu'il m'a toujours incitée à écrire. Je ne sais pas comment j'aurais réagi à sa place... Si le découvrir m'aurait gênée. Ou plutôt flattée. Evidemment c’est une raison périphérique et non principale de la rupture. Une rupture qui surprend, qui fait mal.
Une fois de plus je prends conscience de mon erreur de toujours confondre le blog avec un journal intime bien planqué au fond d’un tiroir. Je réalise à quel point il vaut mieux rester discret à ce sujet si l’on souhaite pouvoir continuer à écrire librement. De cette rupture je n’en dirais pas plus. Déjà parce que je ne suis pas sûre d'avoir tout bien compris. Ensuite parce que les motifs sont à la fois peu clairs et très privés. Le moins que l’on puisse dire est que je ne m’y attendais pas. Un coup de massue dont je me serais bien passée en ces temps de santé malmenée. Est-ce un départ définitif? Ou la porte reste t-elle entrouverte ? Trop tôt pour le dire. Laissez moi le temps de digérer, de voir venir.... Au jour d’aujourd’hui je ne sais plus que croire.
Cette nuit j’ai très peu dormi. Du mal à réaliser. Des idées et souvenirs qui se bousculent en vrac dans ma tête.
Depuis lundi les journées s’écoulent à un rythme un peu particulier. Très limitée dans mes déplacements, grosso modo seule la position allongée m'est recommandée. Ce qui réduit pas mal le champ des possibles. La douleur quant à elle est toujours là. Intense et lancinante. Je revois le médecin cet après midi. A mon avis l’échographie je ne vais pas y échapper. De toutes façons le kiné ne veut plus me soigner sans elle. Mon genou rafistolé est une zone trop fragile pour avancer à l’aveuglette.
Dans le genre "idées à la con" qui me traversent actuellement l’esprit, je me dis que je suis a priori peu douée pour les choses de l'amour. Dit autrement ça pourrait donner que je ne tombe jamais sur le bon mec. Ca se termine souvent de la même façon: je suis en gros une femme "bien" mais avec laquelle on ne se projette pas, on ne s'engage pas. Ceci dit j'ai personnellement beaucoup de mal à retomber amoureuse. Ceux qui trouvaient que depuis quelques temps mon blog ronronnait vont être gâtés. Tout dans la vie n’est que fragile équilibre. Lorsque l’on pense avoir atteint une sorte de sérénité, vlan ! Un coup sur la tête et tout se remet en branle. Se casse la gueule. Est à réinventer, à reconstruire...
Si d'après les Rita Mitsouko "Les histoires d’amour finissent mal en général", perso je vais finir par le croire...
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17.02.2007
Dans la moiteur des draps
Samedi, 11h
Ce matin je me suis réveillée seule dans la moiteur des draps, reste de nos ébats. Le tissu de la couette avait gardé les senteurs de l'huile de massage, l'oreiller un peu de ton parfum. Je n'aime pas me réveiller seule après une nuit câline. Je préfère lorsque je m'éveille enlacée dans tes bras. Ou sous tes baisers. Mais parfois tu ne peux pas rester jusqu'au petit matin. C'est très rare mais c'est comme ça.
A chaque fois je suis surprise par l'intensité de nos étreintes, par cette douce sensation d'osmose... Comme si nos corps avaient été fabriqués pour mieux s'imbriquer. Pour se découvrir, se reconnaître, se laisser approcher, s'apprivoiser, se caresser. J'aime te regarder à la dérobée lorsque tu fermes les yeux, à la quête d'un instant de repos. J'aime à dessiner le contour de ton visage de mes doigts, à t'effleurer légèrement les lèvres, te mordiller le creux de l'oreille ou le bout du téton.
J'aime la couleur de ta peau, ta musculature à la fois fine et solide, les contours et courbes de ton corps. Je te trouve beau. J'aime ton sourire, tes yeux que parfois je n'arrive pas à lire. J'aime aussi le regard que tu portes sur moi. Ta façon comme personne de me mettre à l'aise. Ton talent à faire naître peu à peu le désir puis à me faire basculer... C'est fort. C'est bon. J'aime quand tu jouis, quand ton corps est secoué de longs spasmes, quand tu grognes. J'aime aussi la jouissance que tu me procures. Ses secousses en espalier. Le rouge qui me vient aux joues. La sensation de fièvre qui me monte à la tête.
Avec toi je me sens capable de repousser les limites de la sensualité. Tu m'inspires. Tu me combles. Tu me rends belle. Je ne sais pas si un jour je t'aimerais tout court. Trop tôt pour le dire. Le passé me rend méfiante, m'incite à me protéger. Mais j'aime être auprès de toi. J'aime faire l'amour avec toi. J'aime nos éclats de rire. J'aime nos échanges et les mots qui nous rassemblent. J'aime l'authenticité de notre lien. J'aime tes petits textos dont la teneur parfois me fait rougir. J'apprécie notre complicité. Savourer l'instant présent sans se soucier d'hier ni de demain.
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06.01.2007
Pourquoi les filles se prennent à rêver
Pourquoi les filles se prennent à rêver???? Vaste question! A laquellle je vais tenter de vous répondre, sous un éclairage très personnel. Non non! Il ne s'agit pas d'une critique cinéma. Restez un peu, vous allez voir...
Depuis toutes petites, on nous a bassiné avec des histoires de prince charmant. Souvenez vous! La blonde cendrillon-petite souillon harassée par un nombre incalculable de tâches ménagères et par trois mégères, se retrouve transformée en lumineuse princesse tout ça grâce à une pauvre godasse égarée sur le bitume. Quand on y pense, un truc de dingue non? Et l'autre là, la belle au bois dormant empoisonnée par une pomme toute pourrie (euh... c'est pas plutôt sa copine Blanche Neige sur ce coup là? A force, je m'y perds) Paf! Elle clamse! Destinée à un sommeil éternel, complétement larguée en pleine forêt, elle se réveille un beau jour du monde des morts grâce à un doux baiser d'un prince esseulé. Non mais franchement! Vous croyez pas qu'il y a de quoi embrouiller l'esprit des petites filles avec des histoires pareilles????
Tenez! Par exemple mon adorable nièce. Jolie gamine de 6 ans. Sensible et pas bête du tout. En ce moment c'est sa période total look pink. Du chouchou jusqu'aux chaussettes, même son crayon cendrillon est rose. C'est dire! Elle nage également en pleine période paralléle "princesses". Y a que ça qui l'intéresse. En plus elle se croit la reine du CP. Essentiellement parce que la moitié des ptits lascars de sa classe sont amoureux d'elle. Bon! Faut dire aussi qu'elle vit un truc de Ouf: sur 25 élèves, 5 seulement sont des filles. Faites le calcul. 4 mecs chacune c'est Bizance! Et bien l'autre jour elle avait des étincelles plein les prunelles lorsque Little Sister (sa marraine) lui a présenté son chéri. Elle lui a sorti: "j'suis toute excitée, j'aime trop les histoires d'amour". C'est ti pas mignon??? Ca nous a fait rire. Ouais! Sauf qu'après ça m'a posé un vrai problème de conscience. Après tout j'suis sa tante... J'ai peut-être un rôle à jouer non? Je me suis interrogée un bon moment: "j'lui dis? j'lui dis pas?". J'ai plus 6 ans. J'ai un peu grandi depuis. Appris aussi que "les histoires d'amour, les histoires d'amour finissent mal... en général!!!!". Bon! Comme j'veux pas d'embrouilles, finalement je l'ai fermée. Après tout y a pas de mal à rêver. Comment on faisait nous quand on était gamine???
Après les contes de Perrault, vers 14-15 ans on passe en général aux bouquins à l'eau de rose. Dans l'ordre chronologique ça donne: la collection Harlequin, Barbara Cartland et Danielle Steel. Ouais, ouais... Rigolez, rigolez! Sauf qu'à l'époque on trouvait ça génial. Là c'est un peu différent. Mais finalement pas tant que ça quand on y regarde de près. La fille, plutôt jolie-gentille-pas de thune-une enfance malheureuse rencontre un mec superbeau- superfriqué- supersalaud (ou supersauveur, ça dépend de l'auteur). Ca se passe mal au début. Y a des larmes, des blessures, des trahisons, une pouffiasse qui vient lui piquer son mec, vous voyez le genre? Of course! Merci nos cousins les ricains! Ca se termine toujours super bien. L'amour plus fort que tout, si c'est pas du message ça!
Bon! Vers 18-20 ans heureusement nos goûts en matière de littérature se diversifient un peu et s'affirment. L'amour, on commence aussi à le vivre pour de vrai. Mais "Anna Karénine" ou "L'amant de Lady Chaterley" sont encore là pour faire l'apologie de la passion.
A 40 ans, on en est où???? On a un peu arrêté de croire au prince charmant non?
Oui, oui, j'vous rassure. Surtout qu'un mec qui s'est payé entre temps plusieurs gamelles de cheval, c'est pas super glamour. Multiples fractures, oeil au beurre noir et fauteuil roulant, croyez moi! c'est pas très vendeur. Perso j'ai testé (le fauteuil). Après j'suis restée 5 ans sans mec. Je sais de quoi je parle. Bref! Sauf que l'on reste d'incorrigibles fleurs bleues. Que la bluette type comédie romantique a pris le relais. Qu'elle continue à nous attirer tel un aimant dans l'obscurité des salles. On y va entre copines, on se sent moins bête. Tenez! Pas plus tard qu'hier. J'en ai vu un beau spécimen. "The holiday". Kate Winslet y est tellement vraie et touchante, forcément on s'identifie. Cameron Diaz un peu too much mais agréablement déjantée tout de même. Quant au charmant, irrésistible, troublant, fantasmant Jude Law que vous dire les filles??? On a toutes envie de se le mettre fissa dans le lit. Bref! J'ai passé un très bon moment. Certes c'est pas le film de l'année mais c'est pas désagréable de se laisser aller à rêver. Faut dire qu'actuellement il me faut peu pour décoller. Après j'suis rentrée. J'étais bien, détendue. Sur mon ptit nuage.
Alors please! Les garçons... Arrêtez un peu de vous moquer. Reconnaissez que vu l'historique, on a quelques circonstances atténuantes. Du moment que l'on garde les pieds bien plantés dans la terre, y a pas de mal à flirter avec les étoiles si? Moi en tous cas j'ai bien envie de pouvoir continuer à rêver...
* ptit clin d'oeil en passant à miss A.
Et pour vous les filles, spécial bonus ;-)
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01.01.2007
Bonjour Tristesse
Et oui! Me voilà de retour! Rentrée sur Paris samedi soir après un voyage plutôt éprouvant, j'ai retrouvé mon petit chez moi. Pas trop ravie en fait... Ca fait toujours assez bizare de se retrouver seule face à soi même après avoir passé une semaine entourée de ses proches. L'appartement est froid, le frigo vide, la valise à défaire. Paris une ville qui pue toujours autant, du moins son métro. Il pleut, il fait nuit et ça caille... J'aime pas trop ces moments là. Bref! Mon séjour en Bretagne fut des plus calme et reposant. Agrémenté d'une bonne crève avec fièvre pour le bonus. J'ai tout de même pu profiter du bon air jeudi en faisant une balade de près de deux heures avec une amie. Je vous ai rapporté quelques photos. Hier soirée du 31 avec une bande de potes. On était une quarantaine du côté du XXème. Ambiance bon enfant, danse et déconne. C'était assez sympa, bien que je ne sois pas spécialement fan de ce type de festivités. Des douleurs au genou m'ont hélas! un peu trop retenue sur ma chaise. Bref!
Today une immense tristesse m'envahit. Un profond sentiment de solitude et de râtage. Je me sens vidée. Des pleurs, de la fatigue, de la lassitude. Un rêve assez étrange aussi. Celui de la naissance d'une fillette métisse, la mienne. Elle a au moins 2 ans au moment de l'accouchement. De longs cheveux bouclés et des tatouages plein le dos. Perturbant. Déstabilisant.
Avec ptit doudou c'est fini. Déjà me direz vous? Et oui! J'en ai l'entière responsabilité. Je m'en veux. Je pense avoir agi de manière inconséquente et impulsive. Avant mon départ, on a eu une discussion assez sérieuse. Il y avait de part et d'autre quelques petits trucs qui n'allaient pas. Rien de grave. C'est une histoire qui a démarré très vite, trop vite sans doute. Elle nous a bousculés tous les deux dans nos habitudes et nos repères. Il était plus cérébral que moi. J'aspirais à plus d'imprévus et de spontanéité. Je n'avais pas envie de prises de tête. Pourtant notre complicité était bien réelle. On s'était dit que le séjour en Bretagne serait un bon test. Sauf que lorsque je pars là bas, je fais généralement le vide autour de moi. Je donne peu de news, je me recentre, je dors et bouquine. On était en famille. Huit à la maison, dont deux enfants, forcément ça occupe drôlement.
Ptit doudou ne me manquait pas vraiment. Du moins au début. Il donnait peu de nouvelles. J'ai pris cela pour un manque d'intérêt. En fait je crois plutôt qu'il craignait de déranger. J'en sais rien... Je me suis aussi laissée divertir par une correspondance qui m'a pas mal intriguée. Avec un autre homme. J'aurais jamais du. C'est nul! Pourquoi entretenir un échange épistolaire avec un inconnu alors que l'on commence à peine une relation? Que l'on sait bien que les débuts d'une histoire, surtout commencée sur le net, c'est toujours hyper fragile. Peut-être parce que l'on a soif d'absolu? Que l'on est une idéaliste rêveuse qui pense à tort que celui ci saura éventuellement être mieux que celui là? Méfiez vous des pièges du virtuel. Un miroir aux alouettes. Pourtant je ne suis pas une débutante. Et là.... Je me suis laissée avoir comme une bleue! Avec cet homme il ne s'est rien passé. Et il ne se passera jamais rien. Je gère très mal le sentiment de culpabilité. Des restes de mon éducation catho sans doute... Or là rien que d'écrire à l'inconnu me posait déjà un problème de conscience. Je ne trouvais pas cela très fair play.
Bon bref! Passons! Parfois a postériori on se trouve très con. Sur un coup de tête, jeudi matin j'ai envoyé un sms à ptit doudou . Que j'ai quasi dans l'heure qui suit regretté. Lui disant que c'était terminé. Que ce n'est pas parce qu'on avait sincérement envie d'une histoire sérieuse que les sentiments viendraient forcément. Que je ne sentais plus trop le truc. Le soir je l'ai appelé. C'était la moindre des choses. Dialogue difficile et pour cause! Il s'était "pris une claque" (ce sont ses mots), ne s'y attendait pas, trouvait cette décision prématurée. Il est sensible. Il avait raison. Depuis j'ai des remords, des regrets. Dès le retour à Paris il m'a manqué. Vraiment. Nouveau lieu, nouveau décor. Tout me rappelle à lui. "My last request" de Paolo Nutini. Mon appart. Des photos. L'odeur de son parfum. Des souvenirs qui hantent mon esprit. Une impression de gâchis. Peut-être que cette histoire n'aurait rien donné? On était assez différent dans nos fonctionnements. En même temps tendres et bien ensemble. C'est un des rares mecs fiables qu'il m'a été donné de rencontrer sur meetic. A mille lieux des habituels tocards. Disponible, droit, ouvert, sérieux et attentionné. Le seul avec qui j'ai pensé que c'était peut-être possible... Voilà! J'ai tout fichu en l'air... Ou peut-être pas.... Peut-être que de toutes façons cela n'aurait pas collé. Néanmoins je me suis conduite comme une gamine. Ecervelée et indécise. Je m'en veux beaucoup. Je suis triste... Il ne méritait pas ça. Nous ne méritions pas cela.
Quelques échanges de textos et téléphoniques plus tard....
Ce n'est pas ratrappable. Malgré mes mea culpas répétés. Normal. Le contact n'est pas rompu mais... Chat échaudé.... Vous connaissez la suite. Je le comprends. Question de fierté? De confiance ça c'est certain. On se protége. On n'a pas envie d'être à nouveau blessé. Blessée finalement je le suis aussi. Sentiment de méprise et de grossière erreur.
Désolée de pondre un article aussi sombre et larmoyant en ce 1er jour de 2007. Bon! Vous n'êtes pas obligé de le lire non plus hein! En tous cas, ça va déjà mieux après l'avoir écrit.
Je vous souhaite à tous de belles choses en ce début d'année. Si possible des événements en harmonie avec vos désirs et envies profondes. Contente de vous retrouver ;-)
* spéciale dédicace à L.
Je suis sincérement désolée...
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18.12.2006
Hasard et conséquences
Je ne suis pas super assidue en ce moment sur la blogosphère. J'espère que vous ne m'en tiendrez pas trop rigueur. Disons que dans ma vie beaucoup de choses se précipitent. J'ai à la fois un sentiment de plénitude et une sensation que tout va trop vite. Bon! On ne parle même pas de l'interview sur Libé.fr qui a suscité une montée en puissance des lecteurs. Et surtout une avalanche de couriers "d'admirateurs". Ca c'est plutôt rigolo. Je n'avais pas vraiment anticipé ce raz de marée. Au bureau today tout le monde s'est moqué de moi en m'appelant la star du web. Pffff! Tu parles ouais! Bref! C'était bien sympa.
Non ce dont je veux parler c'est du hasard. Du genre qui fait que lorsque vous commencez à renoncer, un truc énorme vous tombe dessus. Selon mon horoscope (c'est quasi scientifique, c'est Marie-Claire qui l'affirme!), la série maudite de 2006 serait sur le point de s'achever. Elle n'était là que pour mettre à l'épreuve ma patience et m'aider à mieux cerner mes envies. Oui ben merci! Tu vois moi je m'en serais bien passé de celle là! M'enfin! J'en arrive aux faits.
Il n'y a pas si longtemps je tentais un meetic break en me disant que de toutes façons, pour moi: c'était cuit. Trop de tocards, de connards. Pas assez de mecs rares. Je migrais donc vers Msn avec dans ma gibecière quelques contacts qui me paraissaient dignes d'intérêt. Pour ceux qui suivent, ils étaient au nombre de 3. Il s'agit bien sûr des poetic lovers. Jusque là ça va? Rassure moi, t'es pas déjà largué si?
Sauf que voilà! Permets moi un petit aparté. Cher lecteur, sur ce post là (celui des Poetic Lovers, non mais je précise juste au cas où...) , soyons clairs! Globalement tu m'as déçue. Me traiter de naïve ou ne pas comprendre que je succombe à pareilles flatteries, c'est faire preuve d'une réelle méconnaissance de ma personne. C'est aussi se montrer hermétique au 3ème degré. Bon! Dans mes réponses aux Com' je suis restée polie mais des fois franchement, ça m'a démangée! Cet article était un clin d'oeil à mes amis des Antilles, un brin moqueur certes mais pas vraiment sérieux. Bon bref! Pour ceux qui savent lire attentivement, il précisait tout de même un truc pas banal, à savoir: il y avait un doudou dans ma vie. Ca va pour toi là? T'as bien pris le temps de digérer ce que tu viens de lire?
C'est là qu'arrive la notion de hasard. Lorsque je me suis rendue au 1er Rendez-Vous avec "futur doudou", crois moi si tu veux, mais j'étais pas des masses motivée. Ce soir là il faisait froid et il pleuvait. Après le taf j'avais qu'une envie: rentrer me pieuter. Ma collègue Mireille m'a reboostée. Bon! Comme je n'ai qu'une parole, je l'ai donc respectée. Dès que je l'ai vu arriver, j'ai senti un truc. Son sourire, son regard. Hummmm! Disons qu'il m'a tout de suite séduite. Ensuite nous avons passé plus de 3 heures à discuter, sans jamais nous ennuyer... Ses questions étaient très précises, il savait où il allait. Il se trouve qu'il habite mon quartier. Pour le coup, il n'y a peut-être pas de coïncidence. Le soir même, il m'a envoyé un délicieux sms. Le lendemain un adorable mail. Qui contenait accessoirement une invitation à dîner.
Les premières heures du second rencard il ne s'est rien passé. C'était super sérieux. Riche en discussions mais pas vraiment de séduction. Un truc super franc, assez profond. Au moins il n'était pas du genre pressé. J'ai apprécié. On a dîné, souri, maté à la dérobée, papoté. Ensuite on est allé marcher. Puis prendre un dernier thé. Au moment de rentrer, on s'est embrassée. Un instant tendre et intense dans la nuit. Difficile après de se quitter.
Voilà! Le premier rendez vous c'était il y a un peu plus de 15 jours. Depuis je suis... oui on peut dire ça: sur un petit nuage. De plus en plus, et ce malgré ma naturelle prudence. Il est... Comment vous dire? Attentionné, charmant (vraiment!) disponible, rassurant, tendre, intelligent, franc, présent, sensible, taquin, complice. Et tout ce qu'il y a de plus normal. Ce qui en soi est déjà pas mal. Difficile de croire à ça lorsqu'il vous tombe desssus. On se dit "Va bien y avoir un truc qui merde non? Attention! Tu ne vas pas tarder à te réveiller ma belle.". Ben non! Même pas! On se voit souvent, quasi tous les jours. Il m'inonde de coups de fils et d'adorables sms. Moi idem. Parfois juste comme ça, pour s'envoyer un baiser. Je suis comblée, ravie, sous le charme. Sereine et apaisée.
Je sais. J'ai tardé à vous en parler. Par manque de temps mais aussi par superstition. Après tous ces plans foireux, reconnaissez qu'il y avait de quoi. Peut-être que dans un mois cette rencontre ne sera qu'un joli souvenir. Peut-être pas... Peu importe. Je vis chaque instant tel qu'il se présente. Ici et maintenant. Comme dirait mon analyste si j'en avais un. Sans me projetter, juste en le savourant. Vous pouvez pas imaginer comme ça fait un bien fou de se sentir ainsi entourée, valorisée, complimentée, choyée.
Alors ce soir j'dis : "Exit la loose! Vive les good news".
20:40 Publié dans Amour Gloire et Désespoir | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note
10.11.2006
Miss Pas-De-Bol
Les posts se suivent et ne se ressemblent pas... Cette semaine, qui avait si bien commencé, se termine sur une note de tristesse. Je ne me sens pas franchement bien. Déçue. Découragée. Frustrée.
Mais commençons déjà par le début... Histoire de vous expliquer les péripéties de Miss Pas-De-Bol.
Vous vous souvenez lundi dernier? Je vous expliquais qu'à force de plans loose j'allais renoncer à Meetic et probablement poursuivre mon break. Et bien ce soir là j'étais même prête à aller plus loin, je pensais carrément supprimer ma fiche. Je vais donc sur le site et là! Paf! Petit flash visuel. Je tombe sous le charme d'un sourire. Celui d'un nouveau venu, inscrit la veille. Les petits nouveaux moi j'aime bien. Ils sont plein d'enthousiasme d'espoir et de candeur, n'ont pas encore eu le temps d'être formatés. Là en l'occurence celui ci était de province. Qu'à cela ne tienne! Je lui fais un coucou de bienvenue, il me répond sans attendre. J'apprends rapidement qu'il est en mission pour 15 jours à Paris. Bingo!
Mais qui est donc ce novice? Mister Mirabelles, 38 ans, séparé depuis peu. Souriant et intéressant, impliqué dans le chat, jamais lourd, plutôt du genre gentleman qui s'intéresse vraiment à toi. Je vous épargne les détails mais disons que l'échange durera jusque tard et se terminera par un coup de fil prometteur. On prend rendez vous pour le lendemain. 19h dans le marais. Dans la journée j'y pense à peine. Tout est allé tellement vite qu'il n'y a guère de place pour le fantasme ni pour une quelconque attente. A l'heure dite, le feeling est immédiat. Tout se passe de manière naturelle.
On a plein de choses à se raconter, il sait écouter. Dans la rue nos corps sans cesse se frôlent sans que l'on puisse les contrôler. Il m'invite pour un verre puis à dîner. Ses manières sont élégantes. Il est calme, doux, souriant, attentionné et intelligent. Plus tard dans la soirée il se montre également très tendre. Nous échangeons notre 1er baiser quasiment au pied de Notre Dame. Balade romantique dans un Paris vide et froid. Mais nous, on s'y sent juste bien. Je joue volontiers au guide touristique. Il me dit qu'il est agréablement surpris par cette soirée. Qu'il se sent bien, que je lui plais. Il paraît même que je suis ravissante. Bon! Je ne vous cache pas que c'est pas désagréable à entendre. Il est stupéfait d'entendre l'énoncé de mes mythiques mésaventures. C'est un homme mature, sérieux, respectueux, qui a du savoir-vivre. C'est en tous cas l'impression qu'il me fait. Nous prévoyons de nous revoir rapidement, notamment au cours de ce week'end. Il doit rentrer mercredi.
On se quitte très tendrement sur le quai du métro. S'il fait l'amour aussi bien qu'il embrasse, ce doit être l'extase! Il m'envoie la nuit même un texto, en réponse au mien. Hier aussi, ainsi qu'un appel. Pour une fois j'suis gâtée. J'ai pas à m'angoisser devant mon portable. On doit se voir ce soir à 20h...
Sauf que voilà, ce serait sans doute trop simple, trop beau. A priori la série des plans galères n'est pas terminée. Pourtant Mister Mirabelles n'est pas un tocard. Là encore vraiment pas de chance: cette nuit il a eu un accident de la route. Trois tonneaux. Une clavicule de cassée, des contusions, le front suturé. Transféré en ambulance cet après-midi à son domicile. En Province. Notre rendez-vous est donc de fait annulé.
Et là d'un coup... Le lecteur intelligent que vous êtes vient de comprendre (non parce que quand même je fais confiance à votre vivacité d'esprit ainsi qu'à votre formidable mémoire) comment de "Queen of the loose" je viens de me tranformer en "Miss Pas-De-Bol". Et non! Vraiment pas de chance sur ce coup là! Un peu triste, un chouilla déçue, pas mal frustrée. Les optimistes diront sans doute "Bah! ce n'est que partie remise, la province c'est pas le bout du monde, si bien partis vous allez vous rappeler". Et les pessimistes "Et oui! Meetic quoiqu'il arrive ça marche jamais, tu ferais mieux d'arrêter de rêver ma belle!".
Et moi je les laisserais causer.... Parce que ce ptit gars là, j'ai pas eu l'impression de le rencontrer sur Meetic tellement tout semblait naturel. Qu'on se revoit ou pas, je reste persuadée que c'est un mec bien. C'est juste que c'était pas notre soir... Et ça croyez moi! C'est vraiment pas de bol!
21:00 Publié dans Amour Gloire et Désespoir | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
24.10.2006
Mister T.O.P.
Vous qui désespérez de rencontrer un jour l'homme sur mesure, l'idéal, celui qui s'adaptera à vos moindres désirs..... Vous qui n'en pouvez plus d'attendre et rêvassez régulièrement à celui qui bouleversera votre vie.... Et bien je tiens tout de suite à vous rassurez: cet homme là existe! Si si! Et contre toute attente on peut même le rencontrer sur le net! Incroyable non? Mais vrai! Je vous assure. Vous avez deux minutes là? Que je vous explique rapidement comment reconnaître à coup sûr ce rare spécimen.
Sur les sites de rencontre, pour ceux et celles qui les ont fréquentés, il existe de tout. C'est un peu comme dans la vraie vie. En plus condensé, en plus speed, en plus varié, en plus supermarché. Il y a bien sûr ce type de dials qui trop souvent nous agacent:
- "Bsr princesse. Huuummm t'es craquante. Joli décolleté :-)) Plutôt câline ou féline? Coquine ou soumise? Libre ce soir pour se rencontrer?"
Au delà de ces chats basiques et sans grand intérêt, auxquels on peut au moins reconnaître une certaine clareté dans le message envoyé, il sévit actuellement sur Meetic un énergumène à part. Un être nouveau. Une typologie récente du dragueur parisien. Le chasseur virtuel quasi idéal pour les demoiselles fleurs bleues que nous sommes. Je veux bien sûr parler de Mister T.O.P. Comment ça? Vous ne connaissez pas ce lascar là? En clair dans le texte ça donne: Monsieur Toutes Options Possibles.
C'est le genre d'homme qu'on ne voit pas venir. Plus futé subtil et stratège que son cousin poids lourd. Ce jeune homme là n'est pas contrariant. Il se veut même plutôt ouvert et rassurant. C'est notre moitié d'orange qui s'imbrique et s'adapte à merveille à nos moindres envies. Il fait même preuve de facultés d'adaptation assez extraordinaires. C'est un être anormalement intelligent. Une sorte de Love Allien.
- Vous souhaitez juste vous faire des potes? Pas de souci. Avant meetic il a testé SOS Amitité. Il est là seulement pour se faire des amies. Avec lui vous ne craignez rien: il est sans danger et asexué.
- Vous avez une envie soudaine d'un One Shot? C'est l'homme de la situation! Vous savez celui qui tombe à pic. Celui qu'on surnomme Colt. Il assume pleinement sa sensualité, ses poussées d'hormones et le maniement de son engin. Il ne mégote pas son plaisir et promet de bien prendre soin du tien.
- Vous désirez un fucking friend? Cool! Y qu'à demander. Mister T.O.P. sait bien sûr évoluer avec son temps. Du temps il en a peu justement. Il ne veut surtout pas de relations prises de tête. Seulement quelques bons moments sans engagement. Mais pas que du sexe non plus! Cela risquerait de choquer son âme romantique. Et puis surtout... ce qu'il n'ose vous avouer: il ne supporte plus d'aller seul au ciné.
- Vous vous sentez enfin prête pour le grand saut. Ready pour la Love Story? Celle qui durera pour la vie? Celle qui vous fera sculpter sur un tronc "You&Me"? Ne vous faites pas de souci! Là encore le T.O.P. saura vous combler: Oui, il est sur Meetic pour le fun, c'est humain après tout. Toutefois s'il tombe amoureux, il ne luttera pas! Non non non! Il se laissera même naturellement porter par ses sentiments. D'ailleurs.... Pour vous montrer sa bonne volonté, il vous délivre spontanément et bénévolement un cours de psychologie: l'homme vous comprenez est un animal complexe. Avant de s'attacher, il a besoin de passer par la case "sexe". Alors autant essayer sans tarder, comme cela vous serez vite fixés! Comment ça il cherche la rime entre meetic et bande de crétines ???? Mais pas du tout!
Avec les Mister Toutes Options Possibles moi je me régale. Notez au passage comme j'manie drôlement bien l'art de l'ironie. Non mais franchement! Comme personne ils savent flatter notre égo, insuffler de l'espoir, vendre leur camelotte et nous écouter. Ils sont toujours d'accord avec nous, enclins au dialogue et dotés de rares qualités d'empathie. A ce sujet ils ne comprennent d'ailleurs vraiment pas de quoi les filles se plaignent. Non mais c'est vrai quoi! Pour une fois faisons leur confiance. Mouais.... Sauf que j'me dis: à force de trop de perfection il y a forcément une couille dans le potage! C'est certain que ratisser large est une technique comme une autre.... Mais faut pas non plus nous prendre pour des dindes. Le T.O.P. n'a à mon avis qu'un seul objectif: mieux endormir la belle pour mettre le plus grand nombre dans son lit!
Et vous vous en pensez quoi?????
00:00 Publié dans Amour Gloire et Désespoir | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
24.09.2006
De l'enthousiasme et de l'inconstance
Petit week'end bien mouvementé. Pas mal de sorties, café concert du côté de Ménilmontant, restaus, pots, balades et papotages entre filles. Ces deux jours ont passé à une vitesse, incroyable! Depuis le retour de vacances les journées filent à un rythme dingue. Je n'ai même plus de temps pour moi ni pour me reposer. Pas de news du ptit MC. Je ne m'attendais pas particulièrement à une suite. Je gère super bien en tous cas. Faut croire que la théorie du blindage a bien fonctionné. Il ne s'agissait pas d'un big flash non plus, juste d'un bon moment. Tout est allé super vite en plus. La prochaine fois je prendrai toutefois plus mon temps avant de passer au câlin. C'est finalement assez particulier après l'amour de se retrouver avec un quasi étranger dans son lit.
Par contre hier avec les copines c'était ambiance très Sex and the City. Bien évidemment on a pas mal causé de mecs mais pas uniquement. Je suis sidérée par certaines histoires. Récemment dans mon entourage proche j'ai eu deux exemples de relations dont la teneur et le dénouement m'ont drôlement surprise. Mais qu'est ce qui se passe dans la tête de certains mecs? Comment refaire confiance après pareilles rencontres? Où se planquent les mecs authentiques qui ont sincérement envie de construire? Ou tout au moins sans aller jusque là "qui parlent vrai"....
J'aimerais bien recueillir vos impressions sur le sujet. Je vous explique les plans foireux des copines:
- une amie rencontre un homme qui l'invite à boire un verre. Elle accepte. Ils se revoient et deviennent amants. Elle part en vacances très rapidement après. Pendant un mois le lascar lui téléphone quotidiennement. Et il y va gaiement: "tu me manques" "mon coeur" "mon ange" "ma chérie" "mon amour" "j'ai hâte de te revoir". L'amie en question ne demande rien ni n'en attend rien. Elle est juste surprise de tant d'enthousiasme alors qu'ils se connaissent à peine. Elle lui en fait d'ailleurs la remarque. Le gars redouble de compliments. Elle finit par laisser tomber la garde et prends goût à ses appels. Au retour ils se revoient. C'est fort c'est chaud c'est tendre c'est intense. Et là Paf! Plus de news du tout pendant plus d'une semaine. Il la rappelle enfin, s'embrouille dans des pseudos explications nébuleuses, dit qu'il doit quitter Paris précipitamment. Puis le lendemain il lui téléphone à minuit pour lui proposer de passer chez elle. C'est en semaine, elle refuse. Et là de nouveau plus de news pendant 10 jours. Hier agacée elle lui envoie un sms le mettant face à ses incohérences. Il la rappelle quelques heures plus tard comme si de rien n'était. Il l'embrasse bien fort, est toujours loin de Paris mais devrait bientôt revenir. D'ailleurs il espère sans doute la retrouver. Elle lui répond séchement.
- une autre amie rencontre sur son lieu de vacances un mec. Ils se voient deux fois en tout et pour tout. Elle rentre à Paris se disant que c'est un amour de vacances. il est plus jeune qu'elle, plus de 500km les séparent. Le gars commence à lui téléphoner plusieurs fois par jour. Il fait des projets, désire une relation sérieuse. Il évoque la possibilité de se voir tous les 15 jours. Elle n'en demande pas tant! Le ptit gars lui parle de partir cet hiver au soleil avec elle, il donne dans les mots tendres et doux. C'est une femme indépendante et plutot détachée habituellement en début de relation. Elle est surprise par son assiduité mais commence à se dire pourquoi pas? Elle s'habitue à ces discussions journalières qu'il entretient. Le mec doit venir la voir le week'end dernier. Il annule au dernier moment, il a un souci de travail. Le motif invoqué paraît crédible. Il propose de venir à la place ce week'end. Les coups de fil repartent de plus belle. Ils font des projets pour ces deux jours en amoureux. Elle s'organise pour que son fils ne soit pas là. Mercredi il lui téléphone. Ils parlent horaires d'arrivée, intinéraire, réservation de vélo, etc... Depuis??? Et bien elle attend toujours le gusse! Plus de nouvelles! Silence radio! Non seulement il n'est pas arrivé vendredi comme prévu mais surtout il n'a plus donné signe de vie. Elle ne sait toujours pas ce qui s'est passé. Elle se sent abusée, a le sentiment qu'il a joué avec elle. Comme la copine précédente, elle n'avait rien demandé.
Mais quel intérêt revêt cette parodie de l'amour? Pourquoi certains mecs ressentent ils le besoin de raconter des histoires pour mieux endormir leur belle? Que signifie cet enthousiasme éffréné pour finalement déboucher sur pareille inconstance? Pourquoi promettre et complimenter ainsi si c'est pour se carapater lâchement sans explication aucune? On est à un âge où on peut se parler entre adultes sans se mentir. On est capable de gérer une relation sans lendemain. On n'a pas besoin forcément ni de rêve ni de se projetter. On n'a rien demandé si ce n'est un peu de respect et de franchise. J'avoue être très perplexe face à de tels agissements. Vraiment je ne comprends pas. Ce n'est pas la première fois que j'observe cela: trop d'enthousiasme en début de relation est souvent suspect. La plupart du temps ce genre d'histoire s'écroule comme un chateau de sable à marée montante. Plus j'avance plus je me dis qu'une vraie rencontre qui dure et s'inscrit dans le temps prend probablement racine progressivement, lentement et en douceur. Pas qu'avec fougue ni feu d'artifice.
20:30 Publié dans Amour Gloire et Désespoir | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
03.08.2006
Fucking Friends, entre plaisir et réalité
Les "fucking Friends" ou amis-amants en français. Deux expressions très contemporaines, celles d'une réalité de la sexualité féminine d'aujourd'hui. Le terme anglo-saxon est très explicite, la française un peu plus poétique. Les américains eux lui préfèrent l'apellation "friend with benefits". Le magazine L'Express du 13 juillet dernier leur a consacré un article, exposant contrat, règles et avis de spécialistes. Le deal c'est quoi? Pas de sentiment, rien que du sexe. Pour les quelques 10 millions d'âmes solos dans l'hexagone, il serait même branché d'avoir son F.F. attitré. La règle est simple: pas de sorties, pas de vie sociale, pas d'engagement.
Les amours d'aujourd'hui sont souvent multiples. Entre deux histoires qui durent, un temps plus ou moins long peut s'écouler. Que faire durant cette involontaire traversée du désert? Deux options possibles:
- attendre sagement le prochain amoureux en pratiquant ascétisme et abstinence,
- ou au contraire contribuer activement à son épanouissement sexuel en multipliant les rencontres sensuelles.
Un certain nombre de femmes affirme y trouver plaisir et équilibre, adoptant à leur tour une attitude de drague offensive, restée longtemps le domaine réservé de l'homme. Elles se disent libérées, à l'aise dans leur corps, partante pour une expérience sans attache ni contrainte. La tendresse et les sentiments ne semblent pas être une priorité, elles veulent juste séduire et prendre leur pied. Selon Pascal Lardellier, sociologue: "on assiste là à une contactualisation d'influence nord-américaine de la vie intime: on se voit de manière hygiénique pour coucher". Pas très romantique tout ça!
Oui mais après l'amour, c'est comment? Post coïtum animal triste? C'est là à mon sens que l'on peut mesurer toute l'ambiguité de ce discours féminin en apparence bien huilé. Les réveils sont parfois difficiles. L'acte ayant conduit la demoiselle au 7ème ciel, ses sens à nouveau en éveil, son besoin d'affectivité reboosté, lorsqu'elle se retrouve au petit matin seule elle ne peut s'empêcher d'espèrer. Un texto. Un appel. Un signe. Une attention. Nicole Jeammet, psychologue, précise à ce sujet: "on est passé d'une âme sans corps à un corps sans âme. Ce culte du plaisir quand je veux comme je veux traduit la crainte d'être trahi. Il faut une estime de soi suffisante pour surmonter sa peur de la dépendance".
Pour la femme d'aujourd'hui, que l'amant éventuellement la recontacte est une question de respect, le besoin d'avoir l'impression d'exister au delà du sexe. Elle ne veut pas faire office de simple objet de plaisir. L'homme repu, devenu soudain silencieux, peut alors vite passer du statut d'amant merveilleux à celui d'immonde salaud. C'est là toute l'ambivalence et les limites de cet affranchissement. La femme affirme avec enthousiasme désirer se borner à l'exploration de son plaisir et de l'orgasme alors qu'au fond d'elle sommeille une Belle au bois dormant ou sa cousine Cendrillon. Celle qui ne peut s'empêcher d'espèrer que son partenaire voit au delà de la gaudriole une attachante personnalité.
Personnellement j'ai pratiqué comme la plupart des femmes solos le Fucking Friend. Notamment du temps de ma "mythique splendeur". Jamais à mon initiative, plutôt en réponse à un deal. Ma libido ayant connu un pic à l'approche de la quarantaine, j'ai voulu me débarasser de mes sacros saints principes en optant pour une culture du plaisir instinctif. Le sexe pour le sexe m'a vite lassée. Sans un minimum d'échange, de tendresse, de complicité, au delà du désir et de la simple attirance, je ne voyais pas l'intérêt de se revoir. J'ai joué le jeu, j'ai accepté ses règles, j'ai endossé le rôle de la femme libérée. Celle dont Cosmo fait tant l'apologie. Pour finalement m'apercevoir que je n'étais pas vraiment en accord avec moi-même. Aussi peu de temps que dure une rencontre, j'ai envie de vibrer, d'échanger, de communiquer, de vivre ces instants avec intensité. D'y croire un peu avec un minimum de réciprocité. Et surtout sans le spectre d'une séparation implicite et annoncée...
* pour ceux qui souhaitent en savoir plus:
- L'Express du 13/07/06, les nouveaux codes de l'amour
- Nicole Jeammet, édition Odile Jacob " Amour, sexualité, tendresse, la réconciliation?"
08:00 Publié dans Amour Gloire et Désespoir | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note






















