16.09.2007
Les gars sans cédille
Koxie - Garçon
Vidéo envoyée par Koxie-officiel
23:55 Publié dans Cinéma Littérature Musique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
02.09.2007
Ceux qui restent
Hier je suis allée voir un très beau film, que je qualifierais même de magnifique. Allez! N'ayons pas peur des mots. C'est mon coup de coeur de la rentrée. Il s'agit de "Ceux qui restent" d'Anne Le Ny, sorti dans les salles mercredi, avec Vincent Lindon et Emmanuelle Devos. Malgré la gravité du sujet (l'hospitalisation de proches atteints de cancer), à aucun moment le film ne sombre dans le pathos. Au contraire, il est plein d'humanité, d'émotion, d'humour et parfois même de légéreté. C'est l'histoire d'une belle rencontre. Emmanuelle Devos est surprenante dans ce personnage à la fois fantasque, gaffeur et spontané. Vincent Lindon est irréprochable et sensible, son personnage parfois maladroit. Son jeu sonne extrêmement juste. Allant souvent au cinéma, j'ai parfois du mal à être émue, charmée, surprise. Là je l'ai été... Je vous le recommande chaleureusement.
Sinon, ben... Désolée d'écrire si peu depuis mon retour de vacances. Cela fait déjà 15 jours. Moins envie, moins motivée. Plus préoccupée aussi par mon projet perso, dont je me refuse à parler dans ces pages. Je me tâte pour arrêter ce blog, que je tiens depuis 1 an 1/2 déjà. Les stats de fréquentation sont en chute libre mais je m'en fiche. En même temps, je ne me sens pas encore prête pour en fermer définitivement la porte. Alors pour le moment je continue de l'alimenter, au gré de mes envies, c'est à dire très irréguliérement. J'aime bien l'idée qu'il soit là... Lorsque j'ai envie d'écrire, ou tout simplement de venir à votre rencontre, d'échanger.
Je vous souhaite une agréable fin de week-end. A Paris c'est presque grand soleil. Bon courage à ceux qui reprennent le chemin du travail demain.
20:50 Publié dans Cinéma Littérature Musique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
26.11.2006
Tour de babel
Après les superficialités et les lâchetés des rencontres virtuelles, un peu de culture en ce dimanche soir. Pas de cours didactique, je vous rassure! Juste un petit rappel suivi de mon ressenti sur le film. Un rapide résumé de mon week-end aussi, qui fut ma foi fort agréable et plutôt reposant. Ca tombe bien, j'en avais sacrément besoin.
Alors la Tour de Babel pour vous ça signifie quoi? Pour moi j'avoue que c'était assez flou. Bien sûr j'avais bien l'image en tête mais l'origine de cette histoire me manquait. D'où une visite rapide sur Wiki. La première évocation dans la Genèse est celle d'une tour que souhaitaient construire les hommes pour atteindre le ciel. Ils étaient les descendants de Noé, représentaient l'humanité et communiquaient tous dans le même dialecte. Pour contrecarrer leur projet, Dieu multiplie les langues afin que les hommes ne se comprennent plus. Ainsi la construction ne peut plus avancer, elle s'arrête et les hommes se dispersèrent. Cette image est souvent utilisée pour illustrer un propos, comme par exemple les dangers de vouloir se placer à l'égal des dieux, de les défier par notre recherche de la connaissance, ou encore comme la nécessité qu'a l'humanité de se parler, de se comprendre pour réaliser de grands projets.
Ce thème d'une nécessaire compréhension et communication entre les hommes est évidemment récurrent dans le film d'Alejandro González Inárritu. Sinon pourquoi ce titre? Mais pas seulement. Il parle aussi de la violence qui sévit dans nos sociétés modernes avec un parti pris très sombre. Il raconte l'extrême solitude, l'insouciance et ses inconséquences, la lâcheté, la clandestinité, la phobie du terrorisme, le désamour, l'individualisme, sans éviter parfois certains clichés. Brad Pitt y est excellent, à mille lieux de son habituel personnage beau, sexy et lisse. Cate Blanchett y est plutôt émouvante. Les autres acteurs sont aussi très bons, bien que moins connus. Trois histoires de vies, entre Tokyo, le sud marocain et le Mexique. Au départ sans lien évident. Le réalisateur, celui aussi de "21 grammes" et "amours chiennes", maitrise très bien l'art de l'image et du mouvement. Seul bémol: il s'est à mon sens un peu trop attardé sur certains aspects de la vie de ses personnages. Du coup le film est beaucoup trop long. Et vraiment dur, pessimiste, parfois violent. Je ne partage pas totalement sa vision du monde mais j'ai bien aimé. Notamment les parties filmées au Maroc et les références à la jeunesse japonaise. Assez loin d'ailleurs de l'image que je m'en fais. Voilà! Si certains d'entre vous l'ont vu, j'aimerais bien avoir vos points de vue.
Sinon week-end volontairement axé sur les amis et le repos. Très peu de connections au PC. Juste ce qu'il faut pour répondre à mon courrier et un saut rapide sur Msn. Ces derniers temps j'avais un peu négligé mon sommeil. Ce qui ne manque jamais d'avoir une répercussion à un moment donné sur mon moral. Et provoque chez moi une hyper-sensibilité. Hier plusieurs heures passées sous la couette avec Kay Scarpetta. La théière à proximité ainsi qu'un breakfast anglais: ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Dans l'après-midi, shopping avec Carole et dégainage incontrôlé de CB. On a poursuivi par un délicieux planteur au café de l'industrie puis par un dîner à 5 sur le trottoir d'en face, au restau du même nom. Fin de soirée arrosée avec modération au beaujolais. Note finale sucrée au gôut de fondant au chocolat et de crême anglaise. Hhhuuummm! Un délice! Hier soir endormissement dans les bras de Morphée avant minuit. Ca faisait un bail. Cet après midi repos again et ciné.
Voilà pour mon petit week'end. J'espère que le votre fut également des plus agréable.
20:00 Publié dans Cinéma Littérature Musique | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
04.10.2006
Litlle Miss Sunshine
Je viens de passer une super bonne soirée. Après le boulot direction le 19ème et la terrasse du MK2 Quai de Seine. Avec ma copine on profite des derniers rayons du soleil de la saison, on savoure l'ambiance et les lumières du quartier. Puis on file dîner vite fait chez le turc du coin. A 20h la séance commence enfin. Un film dont on a entendu dire que du bien, que ce soit par la critique ou le bouche à oreille. Sa bonne réputation n'est pas surfaite, il m'a donné une de ces pêches! Vraiment, avant qu'il ne quitte l'affiche, je vous le conseille vivement.
Je veux bien sûr parler de "Little Miss Sunshine". Très loin des blockbusters américains, c'est un vrai petit bijou du cinéma indépendant made in USA. D'ailleurs primé au Festival de Sundance, une référence. A part l'actrice australienne Toni Colette, je ne connaissais personne au casting. Ce road-movie diffuse une bonne énergie. Il a du rythme, de l'humour, de la fraîcheur, de la cocasserie et de l'humanité. On ne s'ennuie pas un seul instant. On rit même beaucoup. C'est jamais lourd mais plutôt décalé. Je vous raconte briévement:
Une famille complétement déjantée traverse en van une partie des états-unis pour accompagner la benjamine de 8 ans, Olive, à un concours de mini-miss. Sauf qu'Olive est plutot du genre rondelette, qu'elle a de grosses lunettes et un coach très particulier: un grand-père héroïnomane obsédé sexuel! Olive a aussi un frère. Dwayne, ado assez space et fan de Nietzsche, qui a fait voeu de silence depuis 9 mois. En guise de rebellion mais surtout parce qu'il les trouve tous très cons. La mère est plutot du genre patiente, aimante et débordée. Elle essaye tant bien que mal de racomoder les maladresses des uns et des autres. Le père, roi de la loose, tente en vain de vendre sa méthode de la gagne en 9 leçons. L'oncle, prof homo suicidaire amoureux d'un de ses élèves, n'est pas en reste non plus côté bizarrerie. Tout ce petit monde va devoir voyager ensemble durant 48h. L'occasion de sacrées mésaventures de pétages de plombs de réconciliations et de comique de situation. La scène finale du concours de mini miss est proprement hilarante. Mais je ne vous en dis pas plus...
Toi lecteur.... si l'automne te démoralise, si tu aspires à de la détente, si tu as envie de rire et d'optimisme, si l'existence te désespère, une seule prescription: Little Miss Sunshine! Mon meilleur moment de cinéma depuis la rentrée.
23:40 Publié dans Cinéma Littérature Musique | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
19.09.2006
Je vais bien...
En ce moment je n'éprouve pas l'envie d'écrire souvent. Il est vrai que l'été indien y est pour beaucoup. Les copines appellent à l'improviste: "Tiens Maylis ça te dirait un pot en terrasse après le taf?". Ben Voui! Alors on y va! Et ça pipelette, ça rigole, ça refait le monde. On boit un verre, puis deux. Le verre devient finalement salade, qui elle même se transforme en café. Et voilà! Il est déjà super tard lorsque j'arrive le soir chez moi. Trop crevée pour me mettre sur le blog, pas des tonnes de trucs non plus à raconter. Sur ma meeticlife il y aurait par contre de quoi alimenter un certain nombre de posts. Mais si j'ai arrêté "Maylis lost in Meetic" c'est pas non plus pour refaire un autre blog style "Maylis et ses déboires sur le net". Alors j'attends d'avoir un vrai truc bien concret à vous relater, genre "Maylis a enfin pêcho pour de vrai"!
Hier soir, après le boulot, sortie cinéma avec mon amie Pat. Ca faisait longtemps! On a vu un très joli film sensible et émouvant "Je vais bien, ne t'en fais pas" de Philippe Lioret. De lui j'avais déjà apprécié "L'équipier" qui se déroulait à l'île d'Ouessant. Bon! Déjà Julien Boisselier c'est un acteur qui me fait carrément craquer. J'aime son côté à la fois drôle, sensible, attentionné et maladroit. Ou en tous cas ces caractéristiques propres à ses personnages que l'on retrouve dans chacun de ses films. Je le trouve très attachant, le genre de type que mes copines et moi aimerions un jour rencontrer. Ben quoi! On peut toujours rêver non?
La jeune Mélanie Laurent est très convaincante dans son rôle de post-adolescente qui essaye tant bien que mal de faire face à la disparition de son frère jumeau. Faut dire qu'elle n'est pas super aidée entre une mère émotive et effacée à souhait, des études qui la barbent, un job au shoppy et une grande fragilité psychologique. Mais surtout avec un père peu doué pour la communication intra-familiale (l'excellent Kad Merad) qui vivote dans son pauvre petit pavillon de banlieue à Vigneux. C'est l'histoire de la dépression (je sais, c'est pas très gai!), des non-dits pour protéger, de la solidarité des amis et des premiers élans amoureux. A souligner également la très belle prestation d'Aïssa Maïga, jeune actrice sénégalaise qui monte, qui monte, qui monte.
Après le ciné on a refait le monde autour d'un verre, puis d'une salade. Vous voyez, ça devient presqu'un rituel. Mon amie Martine est venue se joindre à nous, moment très sympa dans notre Q.G. du côté de Nation. Sinon dimanche après-midi, j'ai fait une bonne marche de deux heures au bois de Vincennes qui m'a bien détendue. Du coup mes soucis de sommeil commencent à s'estomper mais ne sont pas encore complétement réglés. Voilà! j'avais juste envie de partager ce coup de coeur avec vous et par la même donner quelques nouvelles.
Prenez bien soin de vous, à très bientôt!
22:20 Publié dans Cinéma Littérature Musique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
25.08.2006
Mes deux romans de l'été
Après les photos de vacances, le blues de la Rentrée et les futilités meeticiennes, je me dois d'introduire un peu de culture dans ce blog: c'est vrai quoi! Sans bouquin, connaissance, expo, voyage, musique, art on serait probablement encore plus con que l'on est déjà. Rien de tel qu'un bon bouillon de culture si cher à Bernard Pivot pour nous ouvrir la tête et nous enrichir l'esprit. Pour ceux qui suivent, vous le savez déjà: j'ai dévoré pas mal de livres durant l'été. Environ sept. Dont deux qui sortent vraiment du lot. C'est de ceux là dont je vais vous parler aujourd'hui. Le premier, je l'ai découvert grâce aux conseils littéraires d'un blogueur. Je tairais son nom, sinon le connaissant un peu il va trop se la péter ;-) Le second m'a été prêté par mon amie Isa de Marseille.
- "La Faille" de Jorn Riel:
L'auteur, d'origine danoise, est plutôt abonné aux récits sur le Groenland et ses trappeurs. Là exceptionnelement il nous embarque en Nouvelle-Guinée pour un roman qualifié par l'éditeur de "récit ethnographique".
Un matin arrive dans la vallée de Baliem un mystérieux aventurier solitaire du nom de Louis Schulz. Il s'intéresse étrangement aux tribus les plus primaires et reculées pour un jour disparaître brutalement en territoire papou. Connaissant l'extrême violence et les régles strictes de ces guerriers, la petite communauté blanche de Baliem le croit décédé. Jusqu'au jour où, quelques années plus tard, le médecin du village se voit confier la responsabilité d'une jeune et belle métisse répondant au nom de Lalu...
Au début, sincérement j'ai eu du mal à accrocher. J'me suis même dit "c'est bien un livre de mec ça". Ce qui en soit, je vous l'accorde, ne veut pas dire grand chose. Puis le portrait de la jeune Lalu a peu à peu titillé ma curiosité pour finalement totalement m'y attacher. Certes, les moeurs de ces tribus sont un peu étranges pour nous autres "civilisés". Par exemple, à un moment, Lalu est perdue en pleine brousse lorsqu'elle voit apparaître un guerrier d'une tribue inconnue de 20 ans son aîné. Il la menace de son arc et d'une flèche. En signe de paix et de soumission, elle ôte la jupette de feuilles qui lui tient plus lieu de cache sexe que de vêtement, s'allonge, écarte les jambes et attend. L'autre, il ne se fait pas prier, il la prend sauvagement. C'est ainsi qu'ils deviennent officiellement mari et femme. Et elle accessoirement sa propriété Ad Vitam Eternam. Evidemment ça surprend un peu! Mais au-delà de cet aspect ethnologique, c'est un très beau roman sur la difficulté de trouver sa place entre deux mondes. C'est également un beau portrait de femme.
- " Le soleil des Scorta" de Laurent Gaudé, Prix Goncourt 2004
Autre livre, autre univers. Changement de décor. Cette fois avec ce Goncourt on s'envole vers l'Italie, plus précisément pour un village des Pouilles appelé Montepuccio. Habituellement, j'ai totalement confiance dans les conseils littéraires d'Isa. Sauf qu'au début pour ce livre j'ai eu quelques doutes. Je me suis demandée si j'allais apprécier. Les premières pages parlent d'âne, de prélat, de bandit, de vengeance, de jets de pierre, limite Don Quichotte. Noté que je n'ai rien contre ce brave homme. Finalement j'ai beaucoup aimé. Les personnages et leur destinée sont très attachants. On suit une famille ritale, les Scorta, sur plusieurs générations. Une lignée touchée par une sorte de malédiction liée à leur naissance qui fait qu'ils seront toujours pauvres. Leur seul héritage sera la solidarité, la fierté d'appartenir à une seule et même famille. Leur unique richesse, les conseils confiés dans le plus grand secret de générations en générations. Roman populiste et profondément humaniste, il rappelle les grandes sagas qui ont fait les beaux jours de la littérature classique. Les clichés en moins, ici point de sexe ni de mafia. C'est fort bien écrit et agréable à lire.
11:10 Publié dans Cinéma Littérature Musique | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
15.07.2006
Jazz au Parc Floral
Un post tout en image pour illustrer cette belle journée ensoleillée passée au parc floral de Vincennes avec Didine et Carole. Concert de free jazz très sympa, même s'il a mis du temps à démarrer. Un son planant, mélopées indiennes, beaucoup de monde, ambiance estivale. Jolie expo photos sur les jardins d'Alger. Je vous laisse découvrir quelques clichés rapportés de cette escapade des plus fleuries.
19:40 Publié dans Cinéma Littérature Musique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
13.06.2006
Harry, mon héros
Il m'accompagne souvent tard le soir, parfois même la nuit. Grâce à lui, je vis des trucs palpitants, comme personne il sait me tenir en haleine. Il n'est plus tout jeune, il exerce un métier passionnant dans lequel il excelle. Par contre dans le privé, ça laisse plus à désirer: on dirait bien qu'Harry a moins réussi sa vie. Pas vraiment un looser, plutôt un écorché vif au parcours chaotique, de ceux qui n'ont jamais fini de se battre contre les démons du passé. Faut dire que comme débuts dans la vie, on a connu mieux! Mon héros est un vieux loup solitaire, un homme sensible qui aime les femmes, d'ailleurs elles le lui rendent bien. L'une d'elle dont il fut autrefois très amoureux lui a même donné une fille. Il a un certain goût pour l'alcool et le rock, il a le sens de l'amitié. Harry a fait le Vietnam, les tunnels où il a du s'y planquer continuent à le hanter. Il a une petite baraque sur les hauteurs de Los Angeles et rencontre quelques démêlées avec sa hiérarchie. Faut dire que ses méthodes ne sont pas toujours très catholiques! Il a de l'intuition, des couilles, de la persévérance, de la suite dans les idées, rien ne le fait reculer... Avec ses collègues, à part quelques rivalités, ça se passe plutôt bien. Sa préférée c'est Kiz Rider. Ca tombe bien, moi aussi! Elle est black, lesbienne et ne se laisse pas faire.
Cela fait quelques années maintenant qu'Harry et moi on se fréquente. Avec lui je suis sûre de ne pas m'ennuyer. Il ne m'a jamais déçue, de lui j'ai quasiment tout lu. Il est né de l'imagination d'un auteur US à succès. Dans son enquête sur le Poète, il m'a carrément bluffée! Intelligent, astucieux, têtu, observateur, c'est un mec, un vrai! Non consensuel, atypique, parfois bourru et brut de décoffrage mais tellement humain et attachant. Aujourd'hui j'ai eu envie de le partager un peu avec vous. Ouiais, j'sais, j'suis sympa! Sur ce coup là, je ne garde pas un mec pour moi toute seule. Je veux bien sûr parler de l'inspecteur Harry Bosch. Clint Easwood lui a déjà prêté ses traits au cinéma, c'est vous dire sa popularité outre-Atlantique! Si vous aimez les polars réalistes au héros récurrent, de ceux qui sont bien écrits, vous prennent aux tripes et vous surprennent, alors n'hésitez pas! Courez sans plus attendre vous procurer les romans de Michael Connelly.
Voici en vrac mes préfèrés, j'en oublie certainement:
- Darling Lilly
- Créance de sang
- La blonde en béton
- Le dernier coyotte
- Le poète
- Los Angeles river
- Deuil interdit
Vous les trouverez sans difficulté en poche, dans la collection Points Policier.
Régalez vous!
11:50 Publié dans Cinéma Littérature Musique | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
02.06.2006
Un secret
Coup de coeur littéraire pour ce livre de Philippe Grimbert, psychanaliste et écrivain à ses heures. Ce livre "Un secret" vient de paraître au livre de poche, pour les fauchés comme moi. J'ai toujours été convaincue que les pouvoirs de l'inconscient sont impénétrables, que la parole vaut toujours mieux que le silence, mais à ce point là!!!! Ce petit livre parle incroyablement bien du poids des secrets de famille, des intuitions que l'on a parfois comme ça sans trop saisir d'où elles viennent, de l'horreur de l'Holocauste, de la guerre, de l'amour aussi. Ici un roman autobiographique où la parole libératrice permet à l'auteur de se ressaisir du roman familial au grè des confidences d'une vieille voisine. Il repart sur les traces de son enfance, essayant de reconstruire avec sensibilité, pardon et clairvoyance le puzzle de son histoire. Ce petit bouquin sans prétention a remporté le prix des lectrices ELLE. Il est sobre, facile et rapide à lire, une soirée en ce qui me concerne. Il est fort, poignant, émouvant et vous poursuit longtemps après l'avoir reposé sur votre table de chevet. Un seul conseil ami lecteur: qui que tu sois, quelques soient tes goûts, ton âge, ton orientation sexuelle politique ou religieuse, achète le! fais le toi offrir! emprumte le! pique le!
Mais surtout promets moi une chose, d'une manière ou d'une autre: essaye de le lire ;-)
17:00 Publié dans Cinéma Littérature Musique | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
12.05.2006
Les filles du botaniste
J'ai précisé hier que je ralentirai probablement le rythme, pas que j'arrêtais d'écrire. Il ne s'agissait absolument pas d'une chronique de départ annoncé. Alors, on y va!
Hier soir après le travail, la capitale rayonnait sous le soleil. Pas envie de rentrer tout de suite à la maison. J'aime flâner lorsqu'il fait beau dans Paris. Ca tombait bien, je me trouvais dans le quartier de St Germain. Après m'être réapprovisionnée en thé vert chez Mariages Frères, je me suis laissée tenter par une toile. La critique presse était bonne, la blogueuse qui prépare activement son voyage au Vietnam Térésa me l'avait recommandé, je lui ai fait confiance!
Me voilà donc partie pour "les filles du botaniste" du réalisateur asiatique Dai Sijie.
Dans la Chine des années 80, Min, une jeune métisse orpheline, quitte l'établissement qui l'a accueillie. Elle part 1 mois 1/2 faire un stage chez un éminent botaniste, homme certes érudit et passionné par son art mais oh! combien autoritaire et exigeant. A quelques encablures de la ville, les allers-retours en barque qui les relient à l'île où ils habitent vont rythmer le film. Min va y découvrir un univers à la fois austère et exotique. Son maître y travaille seul avec sa fille, An.
Les deux jeunes femmes vont s'observer, se rapprocher, s'apprivoiser. Devenues tendres et complices, elles vont surtout apprendre à s'aimer. La société traditionnelle chinoise, pétrie de tabous et principes, n'autorise pas l'homosexualité, passable d'emprisonement et de mort. An et Min vont donc mener un semblant de vie tranquille et devoir se cacher. Pour ne plus jamais être séparées, elles vont aller jusqu'à imaginer un stratagème.
La suite, je ne vous la dévoilerai pas....
Si le film passe encore dans les salles de votre ville, allez y! n'hésitez pas! C'est vraiment un bon moment que l'on passe là. La mise en scène est sobre, les lumières et les images belles et épurées, le jeu des actrices tout en subtilité. L'atmosphère tour à tour douce et sensuelle, inquiétante et pesante incite au voyage et au dépaysement. Personnellement cette petite incursion dans l'intimité d'An et Min, je ne l'ai pas regrettée!
17:00 Publié dans Cinéma Littérature Musique | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note | Tags : Littérature

























