03.12.2006
Post trop mortel
Vous avez remarqué comme j'aime trop les odalisques? Mon blog en est rempli. J'apprécie la sensualité, la féminité, la beauté et la nonchalance qui s'en dégagent. Une espèce de nostalgie aussi. Delacroix, les orientalistes, l'Algérie. J'adore!
L'avantage avec un blog, c'est qu'on est sans cesse obligé de faire des recherches sur le net. Du coup on découvre des choses. Bon là! Vous ne le savez pas encore mais j'essaye d'esquiver. De vous offrir sur un plateau de cristal une introduction, genre "Ce soir vous allez voir, je vais vous pondre un post trop mortel".
Alors qu'en réalité... Je n'ai rien, mais alors absolument rien à vous dire. C'est terrible! J'ai envie de communiquer, d'écrire un truc super chiadé. Ouais! Sauf que j'suis trop fainéante pour pondre un vrai papier. Par exemple sur le désintêrét croissant des français pour la politique, sur la montée de Le Pen dans les sondages, sur la journée mondiale du sida, sur Alexandra David-Neil et son incroyable voyage au Tibet. Ou encore plus futile, sur le déguisement de princesse que m'a demandé ma nièce pour Noël. En plus, comble de malchance, mon fond de commerce meeticien est actuellement en totale rupture de stock. Et mon week-end fut terriblement banal. Le désert, morne plaine, la routine d'automne quoi!
Déjà il commence mal. Une bonne gastro dès vendredi. Rtt posée à l'arrache. Je reste chez moi au chaud, diète obligée, hydratation maximum. Hier samedi même topo. Avec tout de même une escapade de 3 heures dans un pub cosy, histoire de voir un peu les copines, de m'aérer l'esprit. Retour sagement at home vers 20h. Séance lecture sous la couette parce que bon! le programme TV un samedi soir, au secours! Et today, nada. Enfin j'exagère un peu... Bien sûr il y a eu quelques coups de fil bien sympas. Du repos toujours et encore. Du comatage. Mais j'ai pas bougé. Pourtant j'avais prévu d'aller voir "Coeur", le dernier opus de Resnais.
Mais finalement non. Déjà il faisait un temps pourri. Ensuite je ne me sens pas pleinement rétablie. Encore grogy, les intestins pas bien recalés. L'humeur un peu bluesy. Vous connaissez la chanson? Celle de la céliba qui aimerait ne plus être solo. Alors voilà! Je ne vais pas vous imposer ça, encore moins la fredonner. Je crois plutôt que je vais discrétement m'éclipser.
18:45 Publié dans Dans la peau de Maylis | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
24.07.2006
Quand Didine s'en mêle
* avant propos: ce texte est publié dans la catégorie "Dans la peau de Maylis" par notre ami Mnemo. Je le remercie chaleureusement pour cette seconde contribution. Ce qui serait super chers lecteurs, vous savez quoi? C'est qu'à mon retour de vacances je trouve d'autres récits de ce type dans ma boîte aux lettres, des écrits dans lesquels vous vous imagineriez être à ma place, vous faites comme si c'était moi qui guidait votre plume. Soyez inventifs, soyez fantaisistes, soyez culottés! J'sais pas moi évoquez Maylis à la plage, Maylis au Monoprix, Maylis drague un lascar, Maylis prépare une tarte aux fraises, Maylis s'éclate sur le dance floor, Maylise se réabonne à Meetic, Maylis fait du jardinage, In bed with Maylis, Maylis fait du tricot, Maylis va chez le docteur, Maylis fait un cauchemar, Maylis arrête d'écrire, Maylis rencontre ses lecteurs: bref! y a plein de trucs dingues à raconter non? Je vous fais confiance et vous publierai sur le blog dès mon retour, promis!
Je compte sur vous, merci!
"Un soir alors que je me promenais du côté d’Oberkampf, pour «admirer le paysage», je me suis soudainement arrêté, cette main, ce pied, cela me dit quelque chose. Mise en route de mon diaporama mémoriel, option comparaison, rubrique : main, traitement des données : bingo, concordance trouvée, taux d’erreur inférieur à 5 %, le processus fut identique avec le pied, et de nouveau jackpot, taux d’erreur inférieur à 1 %. Analyse des résultats, pas de doute possible, cette main, il s’agit de Didine, ce pied cela ne peut qu’être Maylis (le tout en moins de une microseconde, s’il vous plait). Je suis un gentleman, je ne vais pas jouer à mon gros lourd, et leur demander un autographe, ni tomber à genou, et leur déclamer un poème, fini ce temps là.
Je m’apprêtai à repartir quand tout à coup une phrase retint mon attention. :
- « Et toi Maylis, il t’est déjà arrivé de simuler ?».
Je ne pouvais pas laisser passer cela, mon âme de bloggarrazi exigeait de connaître la réponse, cela pourrait faire un sujet de note : « Scoop : Maylis, et Didine, tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur ces deux bloggueuses de légende, un reportage exclusif de notre envoyé spécial Mnemo ».
Par chance, la table derrière était libre, je m’y suis installé et ai commandé un Mojito.
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, voici en exclusivité pour vous, et pour vous seulement, la retranscription intégrale de leur échange. Bon ok, cela ne se fait pas mais croyez moi, cela en vaut le détour. Et de tout façon, vous n’êtes pas obligé de lire la suite, mais la curiosité est un défaut que l’on a du mal à contenir, surtout quand il est question de S.E.X.E.
- Et toi Maylis, il t’est déjà arrivé de simuler ?
- Oui, de temps à autre, ils ne sont pas tous toujours très doués.
- Et tu es plutôt dans le style basique : « oh, oui, encore, oh, oui » ou dans une version plus trash genre : «Bordel, oh, oui c’est ça, va s y encore, défonce moi… »
- (rire) Tu n’es pas croyable, je suis plus dans la version soft, je n’ai pas envie de trop me fatiguer…
- Pfff, je n’ai plus envie de faire d’efforts en ce moment, si il s’en tire avec un ou deux petits gémissements, il pourra s’estimer heureux. Tiens d’ailleurs en parlant de la chose, tu en es où avec ton article : « Pourquoi les hommes veulent ils toujours faire des cabrioles pendant l’acte ? ».
- Honnêtement, je sèche un peu, pas trop d’inspiration, il fait beau, envie de sortir et puis passer toutes mes soirées derrières mon écran, je sature. Et pour être tout à fait franche, cela me saoule un peu de parler de fesses, seins et culs pour attirer du peuple. Il faut que mon blog reste un plaisir et pas une contrainte.
- Mouais, mouais, à ce que je vois, tu as besoin d’un bon coach pour te re-motiver. C’est décidé ma grande, je vais m’occuper de ton cas et de celui de ton blog, avant de m’exiler dans un couvent ou un ashram tibétain. Ne remercie pas, c’est bien normal, ma grande bonté me perdra.
- Tu crois qu’ils acceptent les femmes dans un ashram ?
- Tsssss, là n’est pas la question. Ecoute moi, en ce moment, tu tournes à combien de visiteurs réguliers ?
- Je ne sais pas, je dirais une cinquantaine dans ces eaux là.
- Et lorsque tu parles de tes petits câlins et de tes expériences meeticiennes ?
- Je double sans difficulté.
- C’est lamentable à dire, mais il faut plus de sexe dans tes écrits. Le cul fait vendre.
- Je viens de te dire qu’à l’heure actuelle, c’est un sujet qui ne m’inspire pas plus que ça.
- Ta ta ta, pour paraphraser, un sergent instructeur de ma connaissance, (voix rauque) « Ma mignonne, tu vas te sortir les doigts de tes petites fesses charnues et te remuer un peu ». Il a toujours eu un sens de la poésie, un peu particulier.
- Tu connais des militaires ?
- La connaissance, d’une connaissance, toute une histoire.
- Et pourquoi tu n’en as jamais parlé, tu as là matière à écrire une note.
- Oui en fait, il y a de quoi, mais n’essaye pas de changer de sujet s’il te plait, je disais donc que tu peux essayer de parler de jolies choses de cul. Pas la peine de placer bites ou nichons tout les trois mots. Tu n’es pas une garce, et je ne tiens pas à ce que les autres aient cette image là de toi. Joue sur leur imagination…
- Par exemple ?
- Par exemple, quand tu parles d’un joli mâle noir, on peut parier qu’il y a plusieurs qui ont tout de suite dans la tête cette image d’Épinal d’un black avec un membre viril surdimensionné.
- Hum, tu voies là je ne suis pas franchement convaincue…
- Tu ne vas tout de même pas me dire qu’il y a un peu trop de sexe dans ton blog. C’est faux, je te propose un challenge, nous narrer tes extases sensorielles, sans tomber dans la facilité ou la vulgarité… Je ne veux pas de cuni, ou de jeux de langues ni même de plaisir solitaire. C’est du déjà vu, du rabâché. Invente ! Innove ! Je ne veux pas que tu titilles la libido de tes lecteurs avec des fantasmes à 2 centimes d’euros. Les histoires de copines de lycées nues sous la douche à la piscine sont à proscrire. Et les trips genre Arlequin, Maylis embrassait sauvagement machin, ou Maylis sentait le désir l’envahir, par pitié tout mais pas ça. Je ne demande pas de mettre énormément de sexe parce que j’en ai envie mais parce que cela plait. Mais surtout fait le avec ton style, ta patte, tes mots.
- Oh j’ai bien une idée, je pensais justement à lancer un sondage : Les crêpes au nutella, c’est meilleur après l’amour ? oui ou non ?
- Euh comment dire, ta notion de la sensualité est quand même particulière, enfin bon pourquoi pas c’est déjà un début. On va manger quelque part ? Tu as une idée ?
- Oui ! On bouge ?
- On bouge !
Elles sont parties toutes les deux, me laissant seul avec mon mojito. Et non, je ne les ai pas suivies. Je suis un gentleman, je vous le rappelle.
Moralité de l’histoire: c’est toujours un plaisir de se balader dans Paris, on découvre toujours de nouvelles choses."
* Pour les candidats à une prochaine note, envoyez votre texte à: mythicmaylis@hotmail.fr
12:00 Publié dans Dans la peau de Maylis | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
22.06.2006
Le châle
Je me fais peur parfois...
Oh rassurez vous, je n'ai pas l'intention de commettre un acte irréfléchi. Mais ces derniers temps, je me sens si à l'aise dans mon statut de célib que je me demande si l'autre versant vaut tous les efforts déployés pour y parvenir. Parfois il m'arrive de comparer ma situation au port d'un vieux châle en laine, délavé, et sans aucune forme. Au début il gratte, je me sens mal à l'aise, et ce qu'il peut être moche. Mais pourquoi me l'a t on offert ? Et pire quelle est la raison qui me pousse à le porter ? Il n'est pas pour moi, il ne me va pas.
Alors je cherche, séance de shopping et de chine. Je regarde à droite, à gauche... J'essaye, je teste, je goûte, au petit bonheur la chance. Tiens là, une promo, sur un petit haut en provenance des îles, j'aime ces couleurs chaudes, ensoleillées. Mais non, finalement non... Oh j'ai bien eu des coups de coeurs, des coups de folies. Des jupes qui m'ont fait chavirer, des boubous à se damner, ou des tailleurs noirs beaucoup trop classes. Pourtant la conclusion, à chaque fois fut identique. Un petit fil qui dépassait et c'est l'ensemble qui s'effilochait. Ou encore, ce petit paréo, souvenir de vacances marseillaises, j'ai adoré le porter, mais il n'était pas à moi, j'ai du le rendre à sa propriétaire.
Et c'est ainsi, petit à petit, de désillusion en frustration, que j'ai fini par l'apprécier mon vieux châle. Il me tient chaud et quoi de mieux pour se promener le long des côtes bretonnes. Je l'avoue en ce moment, je suis fatiguée de ces pubs trop agressives, de ces offres mirobolantes qui bien souvent se révèlent n'être que des miroirs aux alouettes. Les marchands de rêves auraient ils oublié que bien que consommatrice, je sais aussi réfléchir !!
C'est pourquoi je l'aime bien mon vieux châle, il me protège, en partie, de tous ces pièges et ces arnaques. Et à bien y regarder, il n'est pas si moche que cela, ces couleurs ne sont pas délavées, ce sont des pastels douces et tendres. Mais que se passera t il le jour où je la trouverai ? Vous savez cette tenue à la fois si simple et si complexe. Celle qui saura révéler mes qualités tout en atténuant mes défauts. Ces quelques bouts d'étoffes qui
épouseront mon corps à merveille et le soutiendront.
Aurais je le courage de jeter mon vieux châle pour l'essayer. Ou resterais je prisonnière de mes habitudes et de ce confort si difficilement acquis.
Je veux croire en mon courage, mais parfois je me fais peur...
* Note publiée par Mnemo, qui inaugure aujourd'hui la rubrique "dans la peau de Maylis"
* NB: Si toi aussi lecteur tu veux te lancer le temps d'un article dans l'aventure de l'écriture, alors n'hésites pas! Lâche toi en t'imaginant le temps d'un récit dans la peau de Maylis ;-) Si toi aussi ami blogueur pouvoir t'imaginer à ma place quelques heures te fait sourire ou fourmiller d'idées fantaisistes, écris moi sur le mail, je serai ravie de te publier: mythicmaylis@hotmail.fr
16:15 Publié dans Dans la peau de Maylis | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
















