27.10.2007
Stop ou encore?
Pour ce dernier post de la saison, quelques photos de mes vacances marseillaises. Je suis rentrée jeudi soir après avoir savouré chaque minute, chaque seconde de ce séjour dans le sud. Comme vous l'aurez sans doute remarqué (vous = les quelques irréductibles qui continuent à s'égarer sur ces pages), je n'écris quasiment plus. L'envie est moins là. Ce que j'aurais à partager, à exprimer je souhaite au final le garder pour moi. Ou en discuter avec mes proches.
Les choses avancent tranquillement mais sûrement du côté de mon projet personnel. Elles devraient me permettre de franchir une étape décisive courant décembre. Si tout va bien, au début de l'hiver 2008 je vais pouvoir m'offrir un nouveau voyage en Afrique. Cette fois au Togo. Après une période de turbulences émotionnelles, je suis dorénavant assez zen et sûre d'avoir pris la bonne décision. N'insistez pas, je n'en dirais pas plus!
Coté vie amoureuse, comme d'hab c'est assez compliqué. Je rencontre facilement, de ce côté là pas de souci. Toujours via Meetic... Je sais! Pas l'idéal lorsque l'on souhaite construire mais bon! J'ai beau sortir, croiser du monde, tourner le truc dans tous les sens, tenter de réfléchir à une solution miracle pour rencontrer, il n'y en a pas! Ce qui ressort par contre de mon actuelle mini- relation, récente et complexe, c'est que je suis perçue comme une chiante qui ne laisse pas l'autre respirer. Et vlan! Pas évident à entendre mais il n'a pas tort. J'ai un vrai boulot à faire là dessus. Tout début de relation m'angoisse. Surtout depuis mon divorce. A tel point que mon besoin inconscient d'être rassurée (et les manifestations que je mets en place), font peur à l'autre. Du coup, malgré les points positifs, le gars hésite: poursuivre ou arrêter? Un peu comme moi actuellement avec le blog, la question qui se pose est: stop ou encore? Là pour le moment j'ai pris la sage décision de me faire plus discrète, voir mutique. J'apelle pas, je textote pas. Si le jeune homme en question a envie de me contacter, de me revoir, de continuer à partager des moments agréables, il sait où me trouver. Cela lui permettra sans doute de se sentir plus mec et en situation de prendre des initiatives. Bon ce qu'il y a de bien c'est qu'il est très open côté dialogue. Il sait tout à fait exprimer ce qui ne lui convient pas. C'est déjà ça!
Voilà pour les news! Au moins cette fois j'ai pris le temps d'écrire un vrai post, avec des choses de moi et tout et tout. Pour le moment je ne renouvelle pas mon abonnement blogspirit. Peut-être que je reviendrais au blog, j'en sais fichtre rien mais là j'appuie sur "Pause". Portez vous bien et passez un bon week'end.
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27.05.2007
Comment je suis CHIANTE
Synonymes du terme « chiant » : ennuyeux, importun, difficile, contrariant, assommant, emmerdant, fatiguant. Je te laisse deviner la signification des mots en caractère gras ;-) Je te livre aussi cette phrase trouvée sur le net : «une femme chiante c’est une femme qui te pompe l’air quand elle est avec toi et qui t’empêche de respirer quand elle n’est plus là». Bon là! C’est un peu exagéré mais je m’y retrouve un peu quand même ! Un lecteur m’a suggéré d’écrire un texte là-dessus. Parce que justement il n'apprécie pas trop les "chiantes" et que je disais en être une. Bon! Déjà faudrait s’entendre sur ce que l’on entend par « femme chiante ». A mon avis, les femmes le sont toutes plus ou moins. Ensuite parler de ce côté un peu plus obscur de soi n’est pas un exercice facile. Quoique le lecteur fidèle sait déjà que je parle ici sans faux semblant.
Bon ben après y avoir un peu réfléchi, je me sens prête à relever le défi. C’est parti! Quasi tous mes « chéris » ont dit de moi que j’étais une chieuse, comme ils ont dit aussi que j’étais attachante généreuse et attentionnée. Je reconnais bien volontiers que parfois je peux l’être. Il paraîtrait même que c’est de famille. Mais le hic est que j’ai toujours la naïveté de croire (souvent à tort) que mes qualités permettent d’équilibrer la balance, que si en plus le mec est attaché (ou encore mieux, amoureux), il oublie assez vite ce côté chiant et en tout état de cause me pardonne. L’avant dernier ne l'a pas fait. Suite à un dérapage resté en travers de sa gorge, il a pris la poudre d'escampette. J'en ai conclu qu'il était moins « tombé en amour » que je ne l’imaginais….
Bref! Selon moi être une femme chiante ne veut pas dire grand-chose, le chiant pouvant se manifester différemment de l'une à l’autre, se pratiquer selon des dosages plus ou moins variables subtils et importants. Comme jumelle, on trouve aussi « la femme prise de tête », autre grande hantise de l’homme moderne. Là encore expression qui ne veut pas dire grand-chose. Comme si lui ne pouvait pas nous la prendre la tête, ni jamais nous faire chier!!! Ami pote lecteur ou amant, laisse moi sourire un instant, comme te dire que sur ce marché on ne détient pas l’absolue exclusivité !
Maintenant rentrons dans le vif du sujet, essayons d’expliquer ce que revêt le terme chiant me concernant. Il s’agit plutôt d’attitudes, plus ou moins répétées, repérées essentiellement dans ma relation à l’homme et accentuées si je tiens à lui. Quand j’en ai rien à faire, cet aspect est évidemment modéré, je me tiens plus à distance et l’affaire est vite classée.
Bon allez! On y va! Lorsque je suis chiante, je suis :
- impulsive et impatiente
- hypersensible et émotive
- maladroite et cash
- exigeante et insistante.
Une fois que j’ai dit ça, est ce que j’ai tout dit ? Ben non! Ne crois pas que je m'en sors si bien! Ces traits de caractère dénotent là encore des façons d’être et de faire différents selon les personnes. De manière générale, je pense qu’elles sont synonymes d’un fort tempérament. Pratiqué à dose raisonnable, je pense que le côté chieuse pimente la relation et évite l’ennui. Argument très subjectif et personnel, je te le concède. Et là… J’imagine déjà le lecteur masculin faire des bonds, préparer ses arguments pour se lancer dans un débat contradictoire, tentant à prouver à quelque point une femme cool, pas chiante, calme et compréhensive est tellement plus agréable à vivre. Ok les gars, on en reparle dans l'espace com'.
Puisqu’Oblix me l’a gentiment demandé, je vais essayer de détailler de quelle manière mon côté chiant peut s’exprimer et analyser le pourquoi de la chose:
- impulsive et impatiente : l’impatience et l’impulsivité vont souvent de pair, on les retrouve chez les caractères entiers et sanguins. Déjà que je ne sais pas trop bien gérer l’attente, mais c’est encore plus vrai dans le domaine amoureux. Ensuite ce côté impatient est encore plus accentué chez moi lorsque je sors d’une séparation sentimentale mal digérée, que j’entame une seconde histoire sans avoir pris le temps du deuil de la première. J’ai alors disons besoin d’être très rassurée. Tant que je n’ai pas de réponse, j’insiste, j’appelle, je textote, j’e-mail. Les portables toujours sur répondeur ou les mecs qui ne répondent jamais sont ma hantise, pas mieux pour me fragiliser. Un autre de mes travers est que je ne sais pas toujours créer le manque ou laisser le temps à l’autre de désirer de son côté : je fonce, je propose, je prends des initiatives, je suis très présente. Cette impatience est typiquement féminine et signifie souvent une peur de l’abandon. Le truc qui complique un peu plus la chose est que j’ai une nette attirance pour les blacks, des mecs souvent du genre nonchalants.
- Hypersensible et émotive : ça, ça reste mon gros problème. Bien que l’ayant déjà travaillé, dans une relation sentimentale qui commence à compter j’ai tendance à être hypersensible, à avoir du mal à gérer mes émotions. Surtout en période de stress ou de fatigue. Du coup ça peut donner des « pétages de plomb » téléphoniques, des crises de larmes, énervements et autres débordements émotionnels qui n’ont pas lieu d’être. Ils apparaissent lorsque j’ai le sentiment d’avoir été malmenée, incomprise ou pas respectée. Le ressentir ne veut pas forcément dire que ça l’était. Je reconnais que pour le mec en face ce n’est pas très marrant, que ça demande de sa part du calme, de la patience et une bonne dose d’amour.
- Maladroite et cash : je dis trop facilement ce que je pense, parfois sans filtre. Je suis cash et franche. Ce côté hyper spontané est certes charmant mais il peut aussi blesser ou désarçonner. Ces « bourdes verbales » ne concernent jamais des aspects physiques ou intimes, mais c’est plus des attitudes ou des traits de personnalités qui m’ont déplus, sur lesquels je ne peux m’empêcher de m’exprimer. Disons que je pratique parfois le perçage d’abcès à trop forte dose. En plus je suis très observatrice, je vois tout : une crispation de visage, un sourire gêné, une attitude corporelle dénotant un malaise, un manque d’élan, un coup de fil importun. J’ai tendance (pas tout le temps sinon ce serait épuisant) à ne pas laisser passer. Là c’est sûr que sur cet aspect, je n’ai rien d’une fille « cool » alors que paradoxalement, sur d’autres domaines, je peut-être très tolérante. Ce coté à presque traquer le truc qui ne va pas est récent. Je l’explique par la méfiance, la peur de me faire embobiner, celle de souffrir aussi.
- Exigeante et insistante : je ne le suis jamais sur des aspects matériels, vestimentaires, de loisirs. Un mec fauché, j’en ai déjà eu, personne n’est à l’abri des accidents de la vie. Par contre je suis assez exigeante sur les petites attentions, l'authenticité et la disponibilité. Encore que la disponibilité, ça se discute : aspirer à voir 2 fois par semaine son mec lorsque la relation devient sérieuse, je ne pense pas que ce soit demander la lune non plus. Je suis aussi assez exigeante sur le fait qu’une parole donnée doit être tenue, sauf événement accidentel bien sûr. J’ai horreur des mecs qui se gargarisent de grandes déclarations et projets à haute teneur en romantisme pour finalement prendre la clef des champs. Je préfère qu’on ne me dise rien plutôt que de me faire inutilement espérer. Je n’aime pas non plus qu’on me prenne pour une girouette ou pire encore une dinde. Lorsque je vois le chéri, ou que l’on se parle au téléphone, j’aime bien qu’il soit à 100% là. Je préfère de beaucoup des moments peu nombreux mais forts à la tiédeur routinière. Quand on ne se voit pas, je pense savoir respecter l’indépendance de l’autre, même si j’apprécie toujours les marques d’attentions et autres sms entre deux rendez vous. Egalement si quelque chose me tient à coeur, que je souhaite coûte que coûte l'obtenir, pas forcément quelque chose d'important, je peux me monter insistante. J'ai parfois un côté inutilement entêté.
Voilà! C'est fini. Pas évident, je ne ferais pas ce type d'exos tous les jours! Alors en gros si je résume : je ne suis ni une hystérique, ni une femme vénale, perverse ou malsaine. Je ne revendique absolument pas mon côté chiant. Si je n'aspire vraiment pas à devenir une femme fade et sans saveur, je pense néanmoins que je gagnerais à m'améliorer sur certains aspects. Je me définirais donc plutôt comme une chieuse du genre angoissée. Tout en étant aussi une vraie gentille, une fille tendre, drôle et bienveillante. Comme beaucoup de femmes, j’aime que mon homme soit là pour moi, qu’il m’aime et me rassure. Je terminerais ce bavardage par une phrase de Douglas Kennedy, à méditer. Elle est tirée de son dernier roman, «la femme du Vème» : « la réalité dans laquelle les autres vivent est presque toujours différente de la votre ». Je pense effectivement que chacun reçoit, vit et ressent les choses de manière différente, en fonction de sa personnalité mais aussi de son histoire familiale, de son passé amoureux et du contexte dans lequel il évolue. Un accroc qui sera perçu comme anodin par l’un peut être vécu comme un mini drame par l’autre. Si l’on garde cela à l’esprit, que l’on privilégie toujours le dialogue et l’attention, sans doute que cela éviterait bon nombre de malentendus.
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21.01.2007
noeuds embrouilles et autres psychotages
Il y a des jours comme ça...
Ou vraiment ça l'fait pas! Noeuds embrouilles et autres psychotages. Voilà une sensation qui colle à la peau de ces deux jours de week-end. Des noeuds au ventre. Des embrouilles avec une personne qui m'est chère. Du psychotage à volonté. Le soir au coucher, le matin au réveil. Encore un peu au déjeuner. Et puis tout au long de la journée. De manière quasi obsesionnelle. Je n'aime pas être comme ça. Vous ne pouvez pas savoir à quel point! Et n'en déplaise à quelques lecteurs, oui on peut se sentir forte, zen et sereine... Et paf! Tout à coup déraper! Sans trop savoir pourquoi. Un truc qui vous tombe dessus comme ça! Ca s'appelle les tréfonds de l'inconscient. Ca s'appelle aussi être humaine. Femme, faillible et humaine.
Les 48 heures qui viennent de passer m'ont déstabilisée. J'avais oublié à quel point se prendre la tête c'est crevant. Pour le corps comme pour l'esprit. Non vraiment, si possible, plus jamais ça! Ou alors pas avant longtemps. Vous vous repassez le film à l'infini. Vous avez conscience que vous ne pourrez pas effacer ce qui a été dit. Vous essayer d'imaginer où il en est. Ce qu'il peut penser. S'il va se décider à se manifester. Ou continuer à cogiter. Vous faites toute seule dans votre tête le scénari des dialogues lorsque vous vous reparlerez. L'horreur! Vous avez beau essayer de rationaliser, de vous calmer, de vous apaiser, de vous occuper... Rien n'y fait!
Heureusement, malgré la tempête intérieure, il y a les copines. Et Little Sister. Hier après midi on s'est fait un peu les soldes au Printemps. Puis un apéro pour terminer par un restau. Où l'on a d'ailleurs bien ri. Découverte d'une nouvelle adresse près de Nation, serveurs adorables (j'aime bien discuter et taquiner les serveurs, j'sais pas pourquoi), bonne table et prix raisonnables. Ca s'appelle "L'églantine". Rue fabre d'églantine tout simplement. Il y avait même du vin bio pas trop mauvais. Cet après midi je suis allée évacuer mon stress au bois de Vincennes. Une bonne marche de 2 heures dans le froid de l'hiver, y a pas mieux pour se remettre les idées en place. En compagnie d'une amie à l'écoute et aux conseils avisés. Merci Marti!
Et puis là... Arrive le soir. Le dimanche s'achève. Dieu merci sur une note un peu plus paisible. On a pu se reparler. Enfin! Tranquillement, sans s'énerver. Premier pas vers la communication. Celui de la réconciliation? Beaucoup trop tôt pour en avoir une idée.
Cette nuit je vais enfin pouvoir me laisser emporter dans les bras de Morphée. Sans idées à la con pour me perturber. OUF!!!!
22:40 Publié dans Psychologie de filles | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
12.01.2007
Le début de la sagesse?
Dans moins de 3 semaines, le 29 exactement, j’aurais 41 ans. Déjà… L’an dernier, pendant le mois qui a suivi mon entrée officielle dans la quarantaine, j’étais très mal. Je dirais même super déprimée. Le temps s’écoule à une vitesse infernale. Tenez! Cette semaine par exemple… Tellement occupée que je n’ai pas vu les jours passer. Et puis là d’un coup, hop! Je réalise qu'on est déjà vendredi. Je n’ai pas écrit depuis presque 8 jours. Ca commençait d'ailleurs à me manquer. Bon! Vous lire on n’en parle même pas, j’en ai presque honte…
Et oui! Bientôt 41 ans. Est-ce l’apanage de l’âge? Le poids des années? Les leçons tirées de l’expérience passée? En fait je n’en sais trop rien. En tous cas je me sens incroyablement zen depuis quelques temps. Bon pas depuis super longtemps non plus, je vous l'accorde. La zénitude, ce n’est pas un état immuable et parfait. Disons plutôt que ça va ça vient. Surtout chez moi. En tous cas depuis plusieurs jours, telle une femme bambara fière et tranquille qui déambulerait nonchalemment sur les rives du fleuve Sénégal, j'avance confiante et sans me presser dans les couloirs de la vie. Et pourtant… Un job qui nécessite une charge de travail de plus en plus importante, des dossiers « à la con », des soirées courtes, des nuits qui le sont également, une santé capricieuse. Et surtout cet événement inattendu qui m'est tombé dessus le 2 janvier. De quoi en temps normal déstabiliser une Maylis plutôt du genre stressée et émotive. De quoi lui faire habituellement se poser 1000 questions. Se retourner le cerveau et lui faire craindre pour son équilibre affectif...
Et bien là, non! Tout va bien! Je me sens sereine et tranquille. Bon par moment je le reconnais, un peu fébrile. En état de vibrations maximums. Du genre bien vivante mais finalement sans excès. Globalement je gère. Tout me semble assez normal. A sa place, naturel. Avec toutefois un petit grain de fantaisie pour pigmenter le tout. Juste ce qu’il faut. Non parce qu’à être trop raisonnable, à vivre les choses de manière trop linéaire c’est clair que je m’ennuierais. Je me sens tout simplement bien dans mes godasses. Jolie et légère. A la fois sur un nouveau départ et comme arrivant au bout. Au bout de quoi ? Alors là! Je n’en sais rien! Faut pas trop m’en demander non plus hein! Ce dont je vous parle ce sont de sensations. Pas évident de leur coller le juste mot. Ni de parvenir à bien me faire comprendre. Mais en gros rien n'est acquis, tout reste à construire.
Moi qui ai toujours admiré les gens dégageant un certaine sagesse, les considérant un peu comme des modèles inatteignables dont je pourrais m’inspirer, j’ai actuellement de plus en plus la sensation de m’en rapprocher. Bon! Si je veux être totalement honnête, il y a encore du boulot. Parfois les angoisses, les doutes, le manque de confiance, le psychotage me rattrapent. Mais de moins en moins. J’arrive à mieux les anticiper, les gérer. A faire en sorte qu’ils quittent mon esprit le plus rapidement possible pour éviter de trop le polluer. Pour les plus récalcitrants de ces démons, quelques heures me sont parfois nécessaires. Guère plus. Pas mal pour une ex anxieuse/tourmentée/angoissée non? C’est clair qu’il me reste du chemin à parcourir. Sinon ce ne serait pas drôle. Mais la sérénité étant il y a peu un sentiment qui m’était totalement étranger, je suis, je dois bien l’avouer, assez fière du chemin parcouru…
Probablement longue est encore la route. La patience reste notamment un vrai challenge pour moi. Mais je suis contente d’avoir déjà pu la frôler...
20:25 Publié dans Psychologie de filles | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
15.09.2006
Moi, les Hommes et la Confiance
Bon! Vous l'aurez compris, le virtuel fait de nouveau partie de ma quête sensuelo-amoureuse. Inscripte depuis 3 semaines, je me surprends moi même par la palette de mes humeurs et de mes états d'esprit successifs. Il est clair que mes problèmes de sommeil n'arrangent rien, ça me rend hyper sensible et émotive.
Mais bon! Tout de même! Je passe par toutes sortes de phases alternatives: espoir-désespoir, zénitude-angoisse, sérénité-doutes, rigolade-pleurnichage, reboostage de l'estime de soi-dévalorisation, scepticisme-confiance, joie-colère, insouciance-raisonnement à outrance... Ce qui me soucie le plus c'est que je réalise que contrairement aux rencontres de la vie, Meetic m'a rendue extrêmement méfiante et sceptique. Comme dirait ma copine Marti "quand tu rencontres quelqu'un à une soirée, tu ne te dis pas forcément que dès le lendemain il aura craqué pour une autre nana". Or avec Meetic c'est une option plus qu'envisageable. C'est le royaume du zapping, des feux de paille, de la drague à deux balles et des faux semblants.
Du coup quand un homme de ce site m'informe d'un rendez-vous reporté deux jours plus tard pour semble t-il un motif plus que recevable, je doute! J'sais pas pourquoi mais ma tendance première est de ne pas le croire. Pourtant je devrais être rassurée: il souhaite me revoir! Pour la 3ème fois même. Ben non! Je suis tellement sidérée par la capacité de certains à s'enflammer, à passer des heures et des heures sur le chat, à partager un moment très intense et semble t-il réciproque au téléphone et en face à face. Et 24h plus tard tout effacer, tout oublier! Etre simplement parti faire le beau dans des eaux plus turquoises. Là j'avoue avoir un peu du mal à suivre.
Autant jusqu'à mon mariage j'étais plutôt du genre "au pays de Candy", autant quelques années de sites de rencontres plus tard je suis complétement formatée à l'inverse. Un mec me dit que j'ai de beaux yeux, ça me fait sourire. Un autre me dit que j'ai tout pour plaire à un homme, je suis pétée de rire. Quant un 3ème m'annonce tout de go que je lui donne très envie d'être entreprenant alors que d'habitude ce n'est pas dans sa nature, alors là je lui demande carément s'il se fout de moi. Arrivés à ce niveau là de la drague, ce ne sont plus des ficelles mais de véritables cordages.
Du coup lorsqu'un homme peut-être un peu plus authentique, un peu moins aguerri parce que nouveau sur le site, plein de gentillesse et de bonnes intentions (bon en même temps ça reste un mec hein!) se présente... Et bien pas de bol! D'emblée je ne le crois pas. Je reste sceptique. Je l'observe, légérement sur mes gardes. Je traque le faux pas. Je l'assaille de questions. J'essaye éventuellement de le pièger. Je ne crois pas à ses compliments. Je mets en doute ce qu'il me dit. Je psychote, tricote et détricote le truc. Ca m'agace parce que dans les relations humaines je suis tout le contraire: confiante, spontanée, à l'aise, ouverte, simple et décontractée. C'est quelque chose qui me pose question en ce moment, cette perte de confiance dans la gente masculine. J'ai peur que Meetic déforme pas mal les codes relationnels. Je n'aimerais surtout pas que ce site me rende un jour amère, frustrée, aigrie, genre vieille pomme racornie.
Voilà! J'avais juste envie d'en parler....
Comme d'habitude, vos expériences et réactions-réflexions sont les bienvenues ;-)
20:05 Publié dans Psychologie de filles | Lien permanent | Commentaires (36) | Envoyer cette note
20.07.2006
Mon nombril Moi et les Autres
Difficile équilibre à trouver entre son nombril et les autres. Savant dosage pas toujours évident à atteindre. Ma grosse préoccupation du moment est la suivante: "Suis je devenue égoïste?".
En des temps reculés de ma vénérable existence, je ne me posais jamais cette question tellement cette notion de générosité, d'empathie, de partage, de disponibilité pour autrui me paraissait évidente. Probablement les stigmates d'une éducation judéo chrétienne. Les temps changent, et nous avec. Depuis environ un an j'observe du côté de ma petite personne un basculement du tout pour l'autre a un peu plus pour ma pomme. Au point de m'interroger: ne suis je pas tombée dans l'extrême inverse?
Récemment ma meilleure amie m'a fait remarquer dans une situation précise que je ne me mettais pas assez à sa place, que si j'avais été dans son cas, j'aurais probablement apprécié un peu plus de compréhension. Ce reproche à peine voilé m'a sacrément fait réfléchir, m'a remis en cause. J'ai culpabilisé.
Avant j'étais souvent celle qu'on pouvait appeller, toujours disposée à écouter, rester des heures au téléphone pour soulager, conseiller, rassurer, réconforter, valoriser. Prête à tout laisser en plan pour venir aider. Tout ça je sais faire. Déformation professionnelle peut-être, hérédité maternelle sans doute. Sauf que l'année dernière j'ai moi aussi connu une grosse galère, un truc de santé qui vous tombe desssus sans crier gare, qui vous immobilise un certain temps, réduit considérablement vos déplacements. Une douleur à la fois sourde et obsessionnelle qui vous ôte le sommeil, qui vous bouffe votre énergie, fait ressurgir les démons du passé. Un problème qui vous place face à vous même, vous confronte à vos propres limites. Par la force des choses je me suis temporairement mise en veille, moins réceptive aux petits tracas de mes proches, plus là pour personne sauf en cas de vrai pépin évidemment.
De toute épreuve naît des bénéfices. Cette fragilité m'a rendue plus forte, plus en harmonie avec moi même, plus solitaire et peut être un peu plus dure aussi. Depuis je pense plus à moi, je me ménage, je ne m'oblige plus à, je filtre les appels, je prête un peu moins l'oreille. Non pas que je sois devenue un monstre d'indifférence, cela me serait impossible. Ce n'est pas ainsi que je fonctionne. Mais disons que je hiérarchise les priorités, je tiens compte de ce qui me fait plaisir ou est concrétement possible. Le blog a contribué indirectement à ce changement d'attitude. C'est une activité solitaire et narcissique, qui certes favorise des échanges mais pour l'essentiel à vocation virtuelle. Finie l'époque du sacrifice. Moi aussi j'ai des baisses de moral, des coups de pompes, des grosses fatigues, des pics de stress, des questionnements existentiels, des doutes. Parfois on m'écoute et me comprend, parfois moins, parfois pas. Du coup je ne suis plus là systématiquement pour mes proches mais paradoxalement peut être plus disponible. J'essaye de rester accueillante et solidaire mais j'aspire également à une réciprocité. Disons que je ne veux plus me prendre la tête avec des conneries, je souhaite profiter de la vie, laisser de côté les futilités pour me concentrer sur l'essentiel. Alors oui! C'est possible que lorsqu'on me parle, on me trouve parfois moins empathique qu'avant, plus en retrait, moins compréhensive. Tout dépend de ce que l'on me confie. J'ai aussi appris à me préserver, à moins faire office d'éponge émotionnelle.
Une chose est sûre: si je ne pense pas à moi, personne ne le fera à ma place. J'ai mis du temps à le comprendre mais je crois que dorénavant c'est bien ancré! Ma hantise serait de devenir complètement égoïste et individualiste, mais je crois que j'ai encore de la marge.
10:20 Publié dans Psychologie de filles | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
29.05.2006
Solitude
"La pire souffrance est dans la solitude qui l'accompagne"
André Malraux
"Les hommes oublient ce qui est grand et s'adonnent au mesquin. Dans la solitude, c'est différent, l'homme se renforce en lui-même, prêt à affronter la grande action."
Dostoïevsky
"La solitude est ce chemin sur lequel la destinée veut conduire l'homme vers lui-même".
Herman Hesse
Ce soir c'est vous qui allez alimenter mon blog. J'aimerais connaître votre relation à la solitude:
Vous fait elle peur? Est elle votre amie ou votre ennemie? Vous angoisse t-elle? Vivez vous avec elle en bonne harmonie? Vos rapports ont ils évolué au fil des années? Vous ressource t-elle ou au contraire vous déstabilise t-elle? Comment la gérer vous?
J'avais prévu un post vous expliquant comment j'ai appris à l'apprivoiser, voire à l'apprécier. Je n'y renonce pas, sa publication est juste différée. Comme je suis cassée, que je sors d'une séance de kiné, que la journée a été bien bookée, que je viens de finir la lecture de mon dernier mémoire, enfin! Et bien! ce soir exceptionnellement je vous laisse la plume et l'espace.
Profitez en, exprimez vous!
D'avance Merci, en espérant que le sujet vous inspire...
19:25 Publié dans Psychologie de filles | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : Journaux personnels
22.05.2006
Homoparentalité
J'aimerais connaître vos opinions, réflexions, interrogations, réactions sur l'homoparentalité. Elle peut-être multiple mais le plus souvent se constitue par insémination ou adoption. C'est une nouvelle forme de parentalité, encore avant-gardiste dans nos sociétés. L'adoption est officiellement non autorisée pour un couple gay. Mais comme elle est possible pour les célibataires, l'un des membres du couple lance une demande d'agrément à son nom, et voilà! Le tour est joué! C'est toute l'hypocrisie du système. Sur Paris ce type de projets devient de plus en plus fréquent. Professionnellement, j'ai pu être confrontée à des situations d'homoparentalité. Il a fallu s'adapter, évoluer, revoir mes aprioris, mes propres représentations de la famille, me concentrer sur l'intérêt de l'enfant, sur le sérieux et le bien-fondé de tels projets. On a peu de recul sur l'avenir psychologique et identitaire de ces enfants, le phénomène est trop récent. Il y a toutefois des études aux Etats-unis qui tendent à démontrer qu'il n'y a pas plus d'enfants de couples homos que d'hétéros dans les cabinets de psy. Qu’il s’agisse du développement psychologique, de l’identité sexuelle, de l’estime de soi, de la réussite professionnelle ou de l’orientation sexuelle, aucune différence significative n’est perçue comparativement aux enfants issus de parents hétérosexuels. Mais comme ces enquêtes sont la plupart du temps commandées par des lobbies gays, leur objectivité reste discutable. La France compterait environ 100 000 familles homoparentales: 11 % des lesbiennes et 7 % des gays auraient des enfants.
Je n'arrive pas à avoir d'avis tranché sur le sujet. Chaque couple, chaque projet, chaque personne, chaque rencontre étant différente, selon moi une étude au cas par cas, en tous cas dans le cadre de l'adoption, serait à privilégier. Après il y a aussi l'éducation et les facultés des parents à rassurer leur enfant: répondre de manière claire et structurante aux questions légitimes, ne pas lui cacher qu'au départ il y a bien eu un homme et une femme qui l'ont conçu, ne pas l'enfermer dans un ghetto homo, le protéger des remarques assassines de l'entourage, d'une forme de discrimination dont il pourrait être victime par ricochet. Cela me semble effectivement très complexe mais pas impossible.
Et vous, qu'en pensez vous?
13:50 Publié dans Psychologie de filles | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note | Tags : Journaux personnels
19.05.2006
Relations Toxiques
Avez vous déjà ressenti comme une sensation d'étouffement, de malaise diffu, de culpabilité grandissante, d'envahissement, d'insatifaction, de baisse d'estime de soi, d'incompréhension à l'égard d'un de vos proches sans pour autant arriver à vous l'expliquer? La communication devient moins spontanée, plus compliquée, vous avez moins envie de l'appeller, de le rencontrer, de vous confiez, vous ne supportez plus d'être une oreille compatissante, d'entendre ses crises de victimite aigüe, ses plaintes incessantes? Ce proche semble toujours tourné vers son petit nombril, il reste insensible à vos bonheurs et souffrances, il passe son temps à colporter des histoires insipides qui vous encombrent l'esprit, il vous harcèle moralement, vous épuise avec ses malheurs quotidiens, vous prend pour le psy de service, vous fait du chantage affectif, des reproches, vous critique afin d'éviter de s'avouer sa propre souffrance, vous jalouse, vous envie, vous prend pour une béquille...
Si vous reconnaissez là une situtation vécue c'est que vous avez probablement croisé dans votre entourage une relation toxique (collègue, ami, amant, famille), relation qui vous bouffe votre énergie, votre oxygène sans même que vous en ayiez clairement conscience.
- Qu'est ce qu'une relation toxique?
Une relation toxique est souvent une fleur attirante qui se révèle empoisonnée à l’usage. Dans une relation toxique, la dépendance, l’envahissement, la recherche de domination ou de pouvoir, le contrôle, le mépris, la manipulation, les menaces, la confusion, la peur, la culpabilité, la honte et les sous-entendus succèdent souvent à la phase agréable de la relation. L’estime de soi, l’autonomie, la capacité d’affirmer sa différence et le respect sont subtilement ou abruptement remis en question. L’entrée dans une relation toxique commence souvent par une attirance et une séduction qui, en se dissipant, révèlent des faiblesses importantes. C'est par exemple le cas typique du beau prince charmant qui cachait en vérité un affeux crapaud.
- Qu'est ce qu'une personne non toxique?
Une personne non toxique aspire à être bien dans sa peau, souriante, respectueuse d'autrui et d'humeur égale. Elle exprime clairement ses opinions, ses besoins et ses sentiments tout en respectant ceux des autres. La personne non toxique est limpide dans son esprit et ses attitudes. Elle privilégie la communication, le partage et la stabilité dans ses relations amoureuses, sociales, amicales et professionnelles. Elle s'intéresse au bien-être des gens qui l'entourent. Elle est compréhensive et bienveillante. Elle se sent sécure et autonome. Elle accepte les gens tels qu'ils sont sans vouloir les changer. Si elle rencontre une personne toxique, elle ne se laisse aucunement envahir et n'entre pas dans son jeu. Elle saura dire non, poser des limites.
- Quelles sont les conséquences d'une telle relation?
Un contact prolongé avec une personne toxique engendre des sentiments de culpabilité, d'anxiété, de tristesse, de frustration, de mal-être, de confusion. Ces sentiments s'installent progressivement et deviennent de plus en plus présents au fil du temps. Nos stratégies de réussite et d'épanouissement personnel s'amoindrissent. La personne toxique est très subtile dans son attitude, elle peut être difficile à détecter. Nous en venons peu à peu à douter de nous-mêmes, à nous sentir coupables de fautes imaginaires, à nous remettre sans cesse en cause. Plus le stress est intense, plus les impacts psychologiques, physiques et comportementaux sont importants. Plus le contact avec la personne toxique est régulier, plus les symptômes s'intensifient.
- Pour se protéger des relations toxiques:
Il n’y a pas de recette miracle. Les meilleures préventions contre les dérapages relationnels sont: l’estime de soi, l’autonomie, apprendre à s’affirmer et communiquer clairement, savoir se faire respecter et savoir mettre des limites.
- Comment?
En tenant compte de nos goûts et en prenant nos décisions à partir d’eux. En cultivant sa capacité de dire non. En ne laissant pas entrer dans son agenda une demande, sans avoir au préalable discerné si cela nous convient. C’est en nous respectant nous-mêmes que nous apprenons aux autres comment nous respecter. Il est important de savoir dire adieu aux relations séduisantes mais toxiques pour cultiver les relations saines et énergétiques. Dans certains cas, un éloignement temporaire, une distanciation importante s'impose, voir une rupture définitive de contacts. On perd alors moins d'énergie à nous occuper des mauvaises herbes et on profite davantage des fleurs que l’on aime. Personnellement, plus j'avance en âge, plus j'aspire à être bien dans mes relations. Je souhaite pouvoir pleinement être moi-même, de manière spontanée et authentique. Si en face ma personnalité, ma façon d'être et de faire ne convient pas, pas de problème, je respecte! Mais je ne perds plus mon temps ni mon énergie à vouloir convaincre, à essayer d'expliquer, à vouloir faire changer, évoluer, sans arrêt ménager. En amitié comme en amour, la relation doit rester fluide. Moi aussi j'ai été un temps toxique pour mon entourage, mais j'ai décidé de me prendre en main, de faire un travail sur moi pour avancer.
Et vous, quelle est votre expérience? Avez vous déjà connu des relations toxiques? Comment vous en êtes vous dépêtrés?
18:45 Publié dans Psychologie de filles | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : Journaux personnels




























